Côte d'Ivoire

Le chef du « commando invisible » se dévoile et appelle à la réconciliation

Ibrahim Coulibaly, chef du « commando invisible », au milieu de ses troupes, dans le quartier Abobo d'Abidjan, le 19 avril 2011.
Ibrahim Coulibaly, chef du « commando invisible », au milieu de ses troupes, dans le quartier Abobo d'Abidjan, le 19 avril 2011. REUTERS/Finbarr O'Reilly
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le chef du « commando invisible », qui avait harcelé les forces pro-Gbagbo pendant des semaines, vient de montrer son visage. Le général Ibrahim Coulibaly, dit IB, ne s’était pas encore publiquement exprimé en dehors de quelques communiqués. Le 19 mars, il a reçu  la presse ivoirienne et internationale dans l’un de ses quartiers généraux à Abobo, au nord d’Abidjan.

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Avec notre envoyé spécial à Abidjan.

Cela fait une dizaine d’années qu’il vivait en exil. Le général Ibrahim Coulibaly, alias IB, est l’un des auteurs du premier coup d’Etat en Côte d’Ivoire de 1999. Un putsch qui avait renversé Henri Konan Bédié, dont l’électorat a été indispensable dans la victoire d’Alassane Ouattara en novembre dernier.

IB, c’est aussi le rival de l’actuel Premier ministre. Il est soupçonné d’avoir voulu assassiner Guillaume Soro en 2007 dans un attentat. Mais malgré le combat livré, chacun de son côté, contre les forces qui ont soutenu l’ex-président Laurent Gbagbo lors des trois derniers mois, le courant ne passe pas entre certains officiers des ex-Forces nouvelles et IB. Aujourd’hui, ce dernier veut leur tendre la main : « Nous allons vers une nouvelle Côte d’Ivoire. Et cette nouvelle Côte d’Ivoire doit s’armer du pardon. Beaucoup de choses se sont passées, chacun a donné les coups qu’il pouvait donner, et chacun a pris les coups qu’il pouvait prendre. Il faut comprendre que la Côte d’Ivoire est au-dessus de nos petits problèmes, de nos querelles de personnes. »

Tenté un moment par un destin politique, IB avait créé un parti et annoncé son intention de se présenter à l'élection présidentielle. Il affirme désormais qu’il se sent mieux en uniforme. « Aujourd’hui IB est à la tête du commando invisible dans la seule optique d’aider les Ivoiriens à aller à la paix et à la réconciliation. Il ne faut pas réveiller les vieux démons », déclare-t-il. IB affirme être à la tête de 5 000 hommes, dont une écrasante majorité recrutée il y a moins de quatre mois.

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