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Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire : retour au calme difficile à Abidjan

Des habitants de Yopougon attendent des véhicules pour quitter leur quartier, le 20 avril 2011.
Des habitants de Yopougon attendent des véhicules pour quitter leur quartier, le 20 avril 2011. AFP PHOTO/ SIA KAMBOU
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les Forces républicaines tentent de déloger des miliciens pro-Gbagbo qui refusent toujours de déposer les armes à Abidjan. Les affrontements ont poussé des centaines d'habitants à quitter les lieux. Lors d'un entretien avec le chef de l'Etat, le 20 avril, le président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, a plaidé pour la fin des intimidations et des violences contre les Ivoiriens qui ont soutenu Laurent Gbagbo.

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« Ils étaient trois et portaient des fusils, ils ont presque tout emporté chez moi », raconte cet habitant de Yopougon, qui a dû abandonner sa maison, de peur de voir les patriotes revenir.

lls opéreraient par petits groupes de trois à cinq individus, souvent en toute fin d’après-midi. Ils s’en prennent parfois à des automobilistes en pleine journée. Ils ont aussi pillé mercredi des commerçants du marché situé non loin du palais de justice de Yopougon.

Quant aux affrontements qui opposent les patriotes retranchés dans le fief de l’ex-majorité présidentielle aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire, les FRCI, ils se font parfois à l’arme lourde. Un des officiers importants des FRCI admet que Yopougon constitue aujourd'hui « un problème » et que la nouvelle armée ivoirienne essaye de le régler. Mais les FRCI sont freinées dans leur action, « parce qu’elles évitent, ajoute l’officier, de provoquer un bain de sang au sein de la population civile ».

Des responsables de l’ex-majorité présidentielle ont appelé les patriotes à déposer les armes. Certains ténors de ces jeunes leur ont aussi demandé de renoncer à la violence. Ces différents appels ont eu peu d’effet. Ce qui inquiète les FRCI, ce sont les armes cachées dans les maisons de particuliers.

 

La réconciliation en Côte d'Ivoire, un sujet crucial, évoqué par le président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, reçu hier par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

Mamadou Koulibaly fait partie du FPI (Front populaire ivoirien), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo. Il a plaidé pour que le Parlement retrouve son rôle. Il a aussi demandé la fin des intimidations et des violences contre les Ivoiriens qui ont soutenu Laurent Gbagbo :

On ne sait pas pourquoi ils nous attaquent

« IB » alias Ibrahim Coulibaly

« J'ai dit à Ouattara que de nombreux militants du FPI ou pro-Gbagbo craignent pour leur sécurité. Il faut que ces militants se sentent sécurisés dans leurs quartiers simplement parce qu'ils sont Bétés. Si c'est ça nous n'aurons jamais de paix. On ne peut pas gouverner au nom d'une ethnie ou d'un groupe quelconque. »

Ibrahim Coulibaly n'a pas à tenir de position

Meïté Sindou

Des tirs ont également retenti mercredi soir dans le quartier d'Abobo.

Ibrahim Coulibaly, surnommé « IB », chef du « commando invisible » qui avait harcelé les miliciens pro-Gbago, affirme pour sa part que ses positions ont été attaquées par les Forces républicaines. Réponse du gouvernement : les FRCI ne font que rétablir l'ordre.

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