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Maroc

Au Maroc, la rue continue à faire pression pour de vraies réformes

«Assez», peut-on lire sur la banderole, à Casablanca, le 24 avril  2011.
«Assez», peut-on lire sur la banderole, à Casablanca, le 24 avril 2011. Reuters/Youssef Boudlal
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Pour la troisième fois depuis le début de l'année, plusieurs milliers de personnes ont manifesté pacifiquement ce dimanche 24 avril 2011 dans de nombreuses villes du Maroc. Des manifestations pour réclamer davantage de démocratie et de justice sociale, malgré les promesses du roi Mohammed VI.

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« Même pour ce qui te revient de droit, il faut payer, toujours payer », scandent ces manifestants à Casablanca. Mettre fin à la corruption, c’était l’un des principaux mots d’ordre ce dimanche. Car si le roi Mohamed VI a fait un certain nombre de promesses, début mars, comme celle de réformer la Constitution, ou encore d’accorder plus d’indépendance à la justice, les manifestants désormais veulent des mesures concrètes pour prouver que le Maroc se démocratise justement.

Parmi ces mesures, les Marocains aimeraient que la justice sanctionne certains hommes politiques, des personnalités corrompues qui auraient profité de leur position pour s’enrichir et qui n’ont jamais été poursuivies par la justice.

Reportage sur les manifestations à Casablanca

Sur les banderoles, les photos de certains conseillers du roi et de responsables de l’armée flottaient donc au-dessus du cortège avec la mention « dégage » écrite en lettres capitales. « Nous voulons plus d’égalité et moins de corruption, explique Aziza, une manifestante. Au Maroc, il est de plus en plus difficile de trouver un travail sans piston, même à l’hôpital public pour accoucher, des intermédiaires vous réclament de l’argent ».

Trois mois après les premiers rassemblements au Maroc, pour les organisateurs, l’idée ce dimanche était de maintenir la pression de la rue, en faire un contre-pouvoir qui oblige les dirigeants à lancer de vraies réformes en profondeur.

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