Côte d'Ivoire

En Côte d'Ivoire, le désarmement des jeunes miliciens pro-Ouattara en question

Soldats des FRCI à Yopougon, 29 avril 2011.
Soldats des FRCI à Yopougon, 29 avril 2011. Reuters/Luc Gnago
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Il y a dix jours, le président Alassane Ouattara a demandé aux militaires de regagner leurs casernes en incitant aussi les milices pro-Gbagbo qui ont fait de la commune de Yopougon leur bastion, ainsi que les hommes d’Ibrahim Coulibaly, alias IB, se trouvant à Abobo, de déposer les armes. Il a aussi ordonné, en cas de refus que le désarmement soit effectué par la force. Depuis, IB a été tué par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et quelque 600 miliciens et mercenaires, sur plus de 3000 à Yopougon, auraient déjà déposé les armes. Mais qu’en est-il des jeunes pro-Ouattara, qui se sont armés pendant la crise postélectorale ?

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Aucune autorité n’a une idée précise du nombre de jeunes sympathisants d’Alassane Ouattara qui ont pris les armes ces trois-quatre derniers mois. Rien que ceux qui sont restés à Abidjan, des centaines de jeunes Ivoiriens pro-Ouattara, ont pris les armes et se sont constitués en comités d’autodéfense dans chaque quartier. A la chute de Laurent Gbagbo, ils ont occupé certains commissariats. A l’arrivée des ex-forces armées des Forces nouvelles, devenues peu de temps auparavant Forces républicaines de Côte d’Ivoire, ces jeunes leur ont cédé le terrain, mais ils ont gardé leurs armes et, pour ceux qui en ont, les uniformes. Il est question aujourd’hui de les désarmer, de manière concertée. Une première séance d’explication aurait dû commencer samedi, dans un commissariat de Kumasi. Les FRCI n’ont pas donné leur accord et la séance a été reportée à la semaine prochaine.

Que vont devenir ces jeunes ?

Le colonel Soumahoro, qui dirige les négociations avec les responsables des miliciens 

Notre dossier spécial : les défis de Ouattara

de Yopougon, précise qu’il a commencé à recenser tous les jeunes venus renforcer ces derniers mois les ex-forces armées des Forces nouvelles, mais qu'il appartient aux autorités politiques de trouver une solution. Il en existe déjà une possible, ajoute le colonel Soumahoro : ces milliers de jeunes seront reversés dans le PNRC, le Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire, un cadre défini en 2007 par l’accord politique de Ouagadougou.

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