Libye/ONU

L’ONU retire son personnel de Tripoli par crainte de violences

Deux jeunes manifestants exhibent le portrait de Saif Al-Arab Kadhjafi dans une rue de Tripoli.
Deux jeunes manifestants exhibent le portrait de Saif Al-Arab Kadhjafi dans une rue de Tripoli. REUTERS/Louafi Larbi

Une série d’incidents survenus après l’annonce, dimanche 1er mai 2011, de la mort de l’un des fils de Mouammar Kadhafi ont conduit l’ONU à retirer son personnel de Tripoli. Sur place depuis le 17 avril, la mission reviendra dans la capitale libyenne quand la situation le permettra.

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Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

La décision de retirer le personnel de l’ONU à Tripoli a été prise après une série d’incidents dans la capitale libyenne. Les bureaux de l’ONU ont été saccagés par une foule en colère qui voulait venger la mort de Saif al-Arab Kadhafi, l’un des fils du colonel Kadhafi tué dans un bombardement de l’Otan.

Climat très tendu

Les ambassades britannique et italienne ont également été incendiées. L’ONU n’a pas voulu prendre de risques, alors que des nouvelles manifestations hostiles sont à craindre pendant les obsèques, ce lundi 2 mai. La Russie pourrait évoquer ce bombardement devant le Conseil de sécurité et faire valoir que l’Otan n’a pas reçu de mandat pour cibler les dirigeants libyens.

La présence de l’ONU à Tripoli avait été acceptée il y une quinzaine de jours  à peine par le colonel Kadhafi. Cette mission devait permettre l’ouverture d’un couloir humanitaire vers les villes assiégées de l’ouest du pays, en particulier Misrata. Les Nations unies ont indiqué que les douze personnes évacuées pourront revenir à Tripoli si la situation sécuritaire le permet.

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