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Côte d'Ivoire/France

Rapts au Novotel d’Abidjan : les familles toujours dans l'angoisse

Un appel à témoins dans un journal ivoirien, à Abidjan le 3 mai 2011.
Un appel à témoins dans un journal ivoirien, à Abidjan le 3 mai 2011. AFP/Sia Kambou
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Il y a un mois, alors que les combats faisaient rage à Abidjan, quatre hommes étaient enlevés au Novotel par des hommes armés. Il s'agit de Stéphane Frantz Di Rippel, le directeur de l'hôtel, de Yves Lambelin, le président de Sifca, la première entreprise privée du pays, de son assistant, le Béninois Raoul Adéossi et du Malaisien Chelliah Pandian, directeur général de Sania, une filiale du groupe Sifca. Depuis, des enquêtes sont menées sur place, l'ambassade de France a lancé un appel à témoin, la justice française a été saisie mais rien, aucune nouvelle des quatre hommes. La famille de Stéphane Frantz Di Rippel a tenu ce mardi matin 3 mai 2011 une conférence de presse à Paris.

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C'est une famille glacée par l'angoisse, ballotée par les rumeurs, en quête de la moindre information. Depuis un mois, les proches de Stéphane Frantz Di Rippel attendent, espèrent. Jusqu'à son enlèvement et celui de Yves Lambelin, de Raoul Adeossi et de Chelliah Pandian, le directeur du Novotel a tout fait pour protéger ses clients, pour assurer comme si de rien n'était, la qualité de son établissement. En privé, cependant, il ne cachait pas sa crainte. « A un moment, les soldats et les miliciens pro-Gbagbo entreront dans l'hôtel, j'ai prévu cela », confiait-il.

Le 4 avril 2011 ce pressentiment s'est révélé terriblement vrai. Karine Perrelle a échangé un dernier courrier électronique avec son compagnon moins de deux heures avant le rapt. Depuis elle tente de conserver l'espoir : « On a espoir parce qu’on ne peut pas penser autrement. Mais on n’a aucune certitude. Le fait de ne pas savoir c’est terrible. On ne sait même pas s’il est en vie aujourd’hui. Des scénarios, je m’en fais tous les jours… cinquante millions. Quand on n’a pas d’informations on s’imagine tout. Pour passer du meilleur au pire, c’est pire que tout. C’est angoissant. C’est indescriptible. Moi, je sais juste que des gens sont rentrés dans l’hôtel et l’ont emmené. C’est tout. Après, entre temps… Je ne sais rien. Le pourquoi, je ne sais pas. Et par qui, je ne sais toujours pas ».

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D'ici la fin du mois de mai une juge d'instruction et des enquêteurs français devraient se rendre à Abidjan pour tenter d'éclaircir le mystère autour de ces quatre disparus. Pour l'heure, aucune des investigations menées sur place n'a abouti à la moindre piste sérieuse.

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