Libye

Un fonds spécial pour aider les rebelles libyens

Le Premier ministre qatari Cheikh Hamad ben Jassim ben Jabr al-Thani (g) avec le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini (c) et son homologue des Emirats Arabes Unis Cheik Abdullah ben Zayed al Nahyan (d), à Rome, le jeudi 5 mai 2011.
Le Premier ministre qatari Cheikh Hamad ben Jassim ben Jabr al-Thani (g) avec le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini (c) et son homologue des Emirats Arabes Unis Cheik Abdullah ben Zayed al Nahyan (d), à Rome, le jeudi 5 mai 2011. AFP / Tiziana Fabi

Le groupe de contact sur la Libye, qui rassemble 22 Etats et six institutions internationales, dont l'Union européenne et l'Otan, s'est réuni ce jeudi 5 mai 2011 à Rome. Il a décidé de mettre en place un mécanisme financier temporaire à destination du Conseil national de transition (CNT), le bras politique des opposants à Kadhafi.

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Le principe de ce fonds spécial pour la Libye est de permettre de transférer de l'argent de manière effective et transparente au Conseil national de transition. Depuis plusieurs semaines, les rebelles affirment qu'ils manquent d'argent, notamment pour « fournir de l'aide médicale, et des vivres » à la population, ou encore pour payer les fonctionnaires et « maintenir des fonctions minimales comme l'électricité et les hôpitaux ».

Je me réjouis que le système de financement soit maintenant bien défini et qu'il puisse être opérationnel dans les prochaines semaines

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères

Le fonds devrait être opérationnel « d'ici quelques semaines », d'après le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Selon son homologue italien, Franco Frattini, il serait déjà doté de 250 millions de dollars, essentiellement sous forme de dons ou de prêts. Le Conseil national libyen de transition, lui, estime que « deux à trois milliards d'euros » lui sont nécessaires.

Une autre option est donc envisagée pour approvisionner ce fonds spécial : l'utilisation des avoirs gelés du régime libyen. Depuis le début de la crise, environ 60 milliards de dollars ont été bloqués par les Etats-Unis et l'Union européenne.

Le groupe de contact souhaiterait utiliser cette manne et la transférer aux insurgés. Problème : le CNT n'est à ce jour reconnu que par trois pays, et une telle opération serait inédite en droit international. Les Etats-Unis ont déjà annoncé qu'ils comptaient « bâtir une législation » afin de rendre les fonds bloqués disponibles. L'Union européenne planche, elle aussi, pour résoudre les problèmes juridiques que posent une telle option.

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