Madagascar

Madagascar : les premières conclusions de l'enquête sur l'avion d'Andry Rajoelina

Après la Namibie, Andry Rajoelina se rendra en Afrique du Sud et en Zambie.
Après la Namibie, Andry Rajoelina se rendra en Afrique du Sud et en Zambie. AFP/Grégoire Pourtier

A Madagascar, une semaine après que l’avion du président Andry Rajoelina a dû faire demi-tour en plein vol, la gendarmerie a rendu les premières conclusions de son enquête. Une troisième version qui contredit le premier communiqué officiel puis les déclarations de Rajoelina lui-même. Les incertitudes demeurent pourtant, puisque cette fois, il est dit qu’il n’y a jamais eu aucune intrusion dans l’avion avant son décollage. Non seulement il y avait de la surveillance, mais en plus il faut une clé et une passerelle. Les enquêteurs s’étonnent ainsi du rôle de l’équipage, soupçonné d’avoir inventé cette histoire.

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L’équipage américain de l’avion privé prêté à Andry Rajoelina voulait-il empêcher le président de la transition de se rendre sur le continent pour rencontrer les chefs d’Etat africains ? C’est à demi-mot ce que soupçonne le général de gendarmerie Richard Ravalomanana. Il s’étonne des déclarations du commandant de bord avant le décollage.

« Il a déclaré avant le départ que quelqu’un s’était introduit dans l’avion. Il a ses raisons. Mais au cours de l’enquête, il a dit que ce n’était pas une affirmation, seulement une supposition. Mais ce qui nous intrigue, c’est pourquoi il a signalé un accident qui ne s’est pas produit, alors qu’effectivement, l’avion quelques minutes après a dû revenir pour une panne technique », explique le général Ravalomanana.

Selon lui, il n’y aurait donc pas eu, comme annoncé, d’excrément dans les toilettes de l’aéronef. Et la panne qui a contraint à faire demi-tour après quelques minutes de vol serait fréquente, et pas si grave. « Un fait qui nous intrigue aussi, c’est que l’avion a atterri, et quelques minutes après, le commandant de bord a demandé un refueling de l’avion. Et le lendemain, alors qu’il savait que l’avion n’était pas en état de voler, il a demandé une autorisation de décollage. Il n’y a pas eu de réparation, mais l’avion est reparti ».

Puisqu’il n’y a pas eu de crash, l’équipage est donc certainement arrivé à destination. Quant à Andry Rajoelina, un autre généreux mécène lui a mis un avion à disposition. Mais avec ce contre-temps il n’a pas pu rencontrer comme espéré le président zambien qui était indisponible le lendemain.

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