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Drogue

Réunion inédite à Paris d'un G8 élargi sur la lutte contre le trafic de drogue

Nicolas Sarkozy s'exprimant à Paris devant les ministres de l'Intérieur et de la Justice du G8 élargi à la lutte antidrogue.
Nicolas Sarkozy s'exprimant à Paris devant les ministres de l'Intérieur et de la Justice du G8 élargi à la lutte antidrogue. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Nicolas Sarkozy avait fait de la lutte contre le trafic transatlantique de cocaïne une des priorités de la présidence française du G8, voyant que le nombre de consommateurs de poudre blanche avait doublé en dix ans en Europe. C'est le motif de cette réunion inédite organisée hier et ce mardi 10 mai 2011 à Paris, rassemblant des ministres de 22 pays concernés par la consommation, la production, ou le transit de la cocaïne. Objectif : tenter d'élaborer ensemble un plan d'action contre le trafic de cocaïne à soumettre au sommet du G8 à Deauville dans deux semaines.

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C'est la première fois que des ministres de l'Intérieur des trois continents (pays du G8, Colombie, Pérou, Bolivie, Brésil, Mexique, Algérie, Maroc, Sénégal, Ghana, Nigeria, Afrique du Sud) discutent ensemble d'un plan d'action contre le trafic de cocaïne sud-américaine.

Il faut dire que le besoin de coordonner la lutte se fait de plus en plus sentir. La moitié de la cocaïne sud-américaine est maintenant écoulée vers l'Europe, qui a rattrapé le marché nord-américain. Et depuis le milieu des années 2000, le tiers de la drogue à destination de l'Europe transite par l'Afrique.

En Afrique de l'Ouest en particulier, où la faiblesse des Etats, la corruption et la proximité avec l'Europe ont permis de constituer une plaque tournante. On se souvient de ce boeing bourré de cocaïne qui avait atterri en plein désert malien en novembre 2009 en provenance du Venezuela. Quant à la Guinée-Bissau, elle est désormais considérée comme un narco-Etat.

Blog: Afrique Drogue

Mais d'autres pays d'Afrique sont concernés. Ainsi le Mozambique, l'Angola, ou encore l'Afrique du Sud qui est représentée à la réunion de Paris.

L'idée est donc de réfléchir ensemble à un plan d'action. Nicolas Sarkozy suggérait hier par exemple d'améliorer l'échange de renseignements entre pays d'Europe, d'Amérique et d'Afrique, de mobiliser les marines des pays concernés pour faciliter les interceptions des cargaisons en mer, ou encore de développer les capacités des Etats de transit. Et comme tout cela nécessite de l'argent, le président français propose aussi de faciliter le gel des avoirs des trafiquants pour financer un fonds de lutte anti-drogue.

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