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Niger / Politique

Au Niger, Mamadou Tandja peut encore être jugé

L'ancien président Mamadou Tandja à son arrivée à son domicile, salué par ses proches, le 10 mai 2011.
L'ancien président Mamadou Tandja à son arrivée à son domicile, salué par ses proches, le 10 mai 2011. AFP/Boureima Hama
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Mamadou Tandja a dormi chez lui cette nuit. Après quinze mois d'incarcération, l'ancien président nigérien a recouvré mardi 10 mai 2011 sa liberté. La chambre d'accusation de la cour d'appel a annulé toutes les procédures contre lui. Il était incarcéré depuis janvier à la prison de Kollo pour détournement de deniers publics et non respect d'un arrêt de la Cour constitutionnelle en 2009. Ses partisans étaient nombreux pour l'accueillir chez lui mais l'ancien président risque encore d'être jugé par la Haute Cour.

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La cour d'appel de Niamey estime que l'ancien président nigérien ne peut relever des tribunaux de droit commun, et qu'en conséquence toutes les procédures ouvertes contre lui en janvier dernier sont annulées. En clair, il s'agit de quatre dossiers notamment des affaires de détournement de deniers publics mais aussi une affaire plus politique concernant l’attitude de Mamadou Tandja de passer outre un arrêt de la Cour constitutionnelle pour organiser en toute illégalité son référendum d'août 2009.

Pour ses avocats cette décision de justice a définitivement libéré Mamadou Tandja et l'a blanchi des chefs d'accusation le visant. Une interprétation qui n'est pas partagée par le ministère public. Selon nos informations, Mamadou Tandja est toujours passible de la Haute cour de justice.

Cette juridiction, prévue par la Constitution, est composée de députés qui jugent les plus hautes personnalités de l'Etat pour haute trahison, notamment en cas de violation du

Mamadou Tandja a été fêté par ses partisans

serment présidentiel. Mamadou Tandja sera-t-il renvoyé devant cette Haute Cour ? Pour l'instant rien ni personne ne le dit. Une telle décision est éminemment politique. Mais sa liberté d’hier est également politique selon des sources gouvernementales qui font remarquer que le ministère public aurait pu faire un pourvoi en cassation qui aurait cassé la décision de la cour d’appel. Il ne l’a pas fait, Mamadou Tandja est libre.
 

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