Ouganda

La loi homophobe ougandaise écartée après un tollé international

David Kato était un militant pour les droits des homosexuels ougandais. Il a été assassiné le 26 janvier 2011. Certains tabloïds dans le pays appellent  à «pendre» les homosexuels.
David Kato était un militant pour les droits des homosexuels ougandais. Il a été assassiné le 26 janvier 2011. Certains tabloïds dans le pays appellent à «pendre» les homosexuels. AFP/M.Hofer

Le Parlement ougandais n'a finalement pas examiné vendredi 13 mai, le projet de loi anti-homosexualité qui faisait l'objet d'une vive réprobation internationale. Le texte ne devrait en principe pas être remis à l'ordre du jour dans un avenir proche, mais ses promoteurs ne désespèrent pas de parvenir à le représenter dans les mois à venir.

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Officiellement, c'est faute de temps que le projet de loi n'a pas été discuté vendredi 13 mai. Mais on peut imaginer que les autorités ougandaises n'ont pas été sourdes à la vague de réprobation internationale qui s'est fait entendre ces dernières semaines.

La loi ougandaise prévoit déjà la réclusion criminelle à perpétuité pour les homosexuels. Ce nouveau projet, qui resurgit régulièrement à l'agenda depuis près de deux ans, durcirait encore l'arsenal répressif. Il prévoit notamment la peine de mort en cas de relations consenties entre deux partenaires du même sexe lorsque l'un d’entre eux est séropositif.

Un tollé international

Le texte a été qualifié d'abject par l'un des porte-parole du département d'Etat américain, or il se trouve que l'Ouganda est un allié privilégié des Etats-Unis. Des parlementaires américains ont menacé cette semaine de couper l'aide américaine à l'Ouganda, mais aussi de faire pression pour que toutes les aides multilatérales, en provenance du Fonds monétaire international ou la Banque mondiale par exemple soient gelées, au cas où la loi viendrait à être adoptée.

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