Accéder au contenu principal
Egypte

En Egypte, l'ex-Première dame Suzanne Moubarak remise en liberté

Suzanne Moubarak à Tunis en octobre 2010.
Suzanne Moubarak à Tunis en octobre 2010. AFP PHOTO / FETHI BELAID
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'équivalent de 3 millions d'euros pour l'Etat égyptien : c'est la somme qu'aurait accepté de donner Suzanne Moubarak. L'épouse de l'ancien président, qui était en détention préventive, a été remise en liberté ce mardi 17 mai 2011, après avoir remis ses biens à l'Etat. Elle était sous le coup d'une enquête sur l'origine de sa fortune. Hosni Moubarak, quant à lui, serait prêt à présenter des excuses en échange d'une amnistie.

Publicité

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

C’est l’adjoint du ministre de la Justice chargé de combattre l’enrichissement illicite qui a ordonné la libération sous caution de Suzanne Moubarak. Une libération qu’il a justifiée par le désistement de l’épouse du raïs de tous ses biens au profit de l’Etat. Les avoirs bancaires personnels de Mme Moubarak sont estimés à trois millions d’euros. Toutefois, l’enquête se poursuit pour déterminer si l’ex-Première dame n’a pas caché d’autres biens à la justice.

Cette libération intervient au moment où un journal égyptien, citant des sources proches du Conseil suprême des forces armées, a indiqué que l’ancien président était disposé à faire une déclaration où il demanderait pardon au peuple égyptien pour toutes les fautes qu’il aurait commises et se désisterait de tous ses biens.

Hosni Moubarak demanderait, en contrepartie, une grâce pour lui et son épouse. Des bruits ont couru ces derniers jours sur un marché qui aurait été offert par les Emirats arabes unis aux militaires qui détiennent le pouvoir en Egypte : cinquante milliards de dollars d’aide économique sur cinq ans en échange de l’arrêt des poursuites contre l’ancien raïs. Une aide qui serait précieuse pour une économie égyptienne au bord du gouffre.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.