Côte d'Ivoire / France

La France maintient une présence militaire en Côte d'Ivoire

Nicolas Sarkozy devant les Français vivant en Côte d'Ivoire:  «Nous garderons toujours des militaires ici pour assurer la  protection de nos ressortissants».
Nicolas Sarkozy devant les Français vivant en Côte d'Ivoire: «Nous garderons toujours des militaires ici pour assurer la protection de nos ressortissants». AFP PHOTO/LIONEL BONAVENTURE

Nicolas Sarkozy est venu apporter ce samedi 21 mai 2011 en Côte d'Ivoire son soutien total au nouveau président Alassane Ouattara et s'est engagé à maintenir une présence militaire conséquente destinée à protéger les milliers de ressortissants français qui y vivent. Le détachement maintenu pourrait également contribuer à la réorganisation de l'armée ivoirienne. Conformément à ce qu'il a nommé sa « nouvelle politique africaine », le président français a affirmé que ces troupes n'avaient pas « vocation à assurer la stabilité de quelque gouvernement que ce soit ».

Publicité

Officiellement ce n’est que pour assurer la protection des ressortissants français que Nicolas Sarkozy décide avec l’accord d’Alassane Ouattara de maintenir à Abidjan un détachement militaire. On parle ici de 200 à 300 soldats. A l’annonce de cette mesure, hier, les expatriés ont vivement applaudi les propos du président français.

Nous garderons toujours des forces militaires ici...

Nicaole Sarkozy, président de la République française

Cela dit , la sécurité des Français n’explique pas tout . Nicolas Sarkozy a beau dire que l’armée française n’a pas vocation à intervenir dans les affaires africaines, c’est bien ce qu’elle a fait le 11 avril 2011, en donnant un appui décisif aux forces d’Alassane Ouattara pour faire tomber Laurent Gbagbo.

Certes, les hélicoptères français ont frappé après avoir obtenu le feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU mais de l’aveu même de Nicolas Sarkozy dans son discours d’hier la France a agi au nom de deux principes, en premier lieu la démocratie, mais aussi la protection de civils menacés de massacre par leurs propres dirigeants.

Hier, samedi 21 mai 2011, le président français n’a pas hésité de parler d’une nouvelle politique africaine et même d’une nouvelle politique étrangère de la France que les engagements de ce pays en Libye et en Côte d’Ivoire viennent d’illustrer, on comprend mieux alors pourquoi malgré le discours du Cap il y a trois ans, Nicolas Sarkozy maintient deux détachements de 300 hommes chacun à Dakar et à Abidjan.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail