Tunisie

En Tunisie, le blogueur Slim Amamou démissionne du gouvernement

Le blogueur tunisien Slim Amamou, nommé secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports,  se rendant à son premier conseil des ministres le 20 janvier 2011.
Le blogueur tunisien Slim Amamou, nommé secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, se rendant à son premier conseil des ministres le 20 janvier 2011. AFP/FETHI BELAID

Slim Amamou a démissionné le 23 mai 2011 de son poste de secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports au sein du gouvernement tunisien de transition. Le cyberdissident très actif sous le régime de Ben Ali, emprisonné pendant la révolution du jasmin, estime que ce travail n'est pas fait pour lui et s'indigne du retour de la censure sur internet. 

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«Je confirme : j’ai démissionné, il ne reste plus que les formalités administratives». Ce message posté sur le réseau social twitter a confirmé ce que Slim Amamou avait déjà annoncé plus tôt à la radio tunisienne Express-FM.

Ce digne représentant de la révolution web 2.0 quitte le gouvernement tunisien. Quatre mois avant, en quelques jours à peine celui que les internautes connaissent sous le pseudonyme twitter de slim 404 en référence à la censure sous Ben Ali, était passé directement de la case prison pour ses propos contestataires au fauteuil de secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports.

Une ascension symbolique de la révolution tunisienne qui avait valu au jeune blogueur de 33 ans des critiques d’internautes ne comprenant pas que ce dissident accepte de travailler avec des anciens du régime reconvertis en autorité de transition.

Cette démission qui intervient juste avant l’annonce probable en conseil des ministres du report de la première élection depuis la chute de la dictature n’a pas manqué de susciter des rumeurs sur internet. Certains prétendent au secrétaire d’Etat des propos révélant l’existence d’un deuxième gouvernement occulte en Tunisie. Des rumeurs

immédiatement démenties par Slim Amamou.

Le benjamin du gouvernement préfère expliquer que la politique n’est finalement pas faite pour lui et justifie son départ par un retour de la censure, selon lui, sur internet après la fermeture ces derniers jours de plusieurs sites à la demande de l’armée.

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