Libye

Les hélicoptères français et britanniques passent à l'attaque en Libye

Les hélicoptères britanniques «Apache» ont détruit un poste de contrôle libyen, ce samedi 4 juin.
Les hélicoptères britanniques «Apache» ont détruit un poste de contrôle libyen, ce samedi 4 juin.
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Pour la première fois depuis le début des combats en Libye, la Grande-Bretagne et la France ont déployé, ce samedi 4 juin 2011, leurs hélicoptères de combat contre les forces du colonel Kadhafi. Un déploiement qui intervient une semaine après l’annonce d’une « deuxième phase » de frappes aériennes par l’Otan, et qui porte ses premiers fruits.

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Avec notre correspondant à Londres, Adrien Moss

C’est la première mission des quatre hélicoptères d’attaque Apache britanniques, envoyés en Libye, il y a neuf jours. Ils ont détruit cette nuit, près de Brega (au sud de Benghazi), une station radar et un poste de contrôle équipé de blindés des forces du colonel Kadhafi. Ces appareils, pourvus de 16 missiles antichars Hell Fire, étaient partis du porte-hélicoptères HMS Ocean, basé au large des côtes libyennes.

Selon l’état-major britannique, ces cibles avaient été choisies soigneusement et rigoureusement. Un des hélicoptères a essuyé des tirs d’armes à feu mais il n’y a pas eu de tirs de missiles sol-air dont dispose pourtant l’armée libyenne. Les quatre hélicoptères sont rentrés sains et saufs sur le HMS Ocean.

Le ministre britannique de la Défense, Liam Fox, a précisé qu’il ne s’agit pas de changer de cap mais d’augmenter la pression sur le colonel Kadhafi. L’ancien chef de l’armée britannique, Lord Donnat, estime quant à lui qu’une intensification des combats est inévitable après cette première mission. « Protéger les civils, comme l’autorise la résolution de l’ONU, implique de faire partir Kadhafi », dit-il.

Du côté français, le déploiement d'hélicoptères Tigre et Gazelle a permis la destruction d'une vingtaine d'objectifs, dont une quinzaine de véhicules militaires.

Les hélicoptères opèrent plus près du sol, donc plus près de la menace. Et pour bénéficier de l'effet de surprise, il est important de travailler de nuit...

Colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées françaises

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