Maroc/France

Le Maroc ordonne une enquête suite aux déclarations de Luc Ferry

L'ex-ministre français de l'Education Luc Ferry serrant la main de Nouzha Skalli, la ministre marocaine de la Famille, à Essaouira, le 27 mars 2010
L'ex-ministre français de l'Education Luc Ferry serrant la main de Nouzha Skalli, la ministre marocaine de la Famille, à Essaouira, le 27 mars 2010 AFP/Abdelhak Senna
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Maroc, les choses s’accélèrent dans l’affaire Ferry. Après la décision de deux associations de porter plainte, c’est désormais le gouvernement qui s’est saisi de l’affaire et a demandé l’ouverture d’une enquête, suite aux révélations de Luc Ferry. L'ancien ministre français de l'Education avait affirmé qu'un ex-membre du gouvernement français avait eu des relations pédophiles au Maroc. Il n'avait pas dévoilé son nom, mais disait tenir ces informations de hauts responsables marocains.

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Pour les uns c’est une preuve de bonne foi. Pour les autres, un geste politique avant tout. Dans les deux cas, l’ouverture de cette enquête préliminaire permet de montrer que le l’Etat marocain ne reste pas les bras croisés dans cette affaire.

Depuis les déclarations de Luc Ferry, le gouvernement n’avait eu aucune réaction officielle. Une semaine après, le ministre de la Justice marocain a rectifié le tir. Le procureur du roi a reçu l’ordre d’ouvrir une enquête approfondie. La police va devoir déterminer si oui ou non des mineurs ont été abusés sexuellement par un ex-ministre français. Une façon de montrer que le Maroc veut que la justice fasse son travail. Comme l'a affirmé sur RFI Nouzha Skalli, la ministre marocaine de la Famille.

Il est important pour nous de savoir ce qu'il en est. Car notre pays est attaché à l'ensemble des droits humains et particulièrement quand il s'agit de droits de l'enfant. Et nous sommes particulièrement mobilisés sur la question de la protection de l'enfant contre toutes les formes de violence.

Nouzha Skalli

Mais rien n’est gagné. Tout dépend du temps que va prendre cette enquête préliminaire. Comme l’affirme l’un des avocats de l’association marocaine «Touche pas à mon enfant» qui a déposé une plainte contre x à Paris. Ces enquêtes peuvent prendre beaucoup de temps et être une manière élégante d’enterrer le dossier.

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