Ouganda

Ouganda : Besigye accusé d'incitation à la violence «continuera sa lutte»

Kizza Besigye a été touché à la main lors des violences entre policiers et manifestants en avril 2011.
Kizza Besigye a été touché à la main lors des violences entre policiers et manifestants en avril 2011. Reuters/James Akena
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le leader de l'opposition ougandaise, Kizza Besigye, est rentré dimanche 12 juin 2011, des Etats-Unis où il se trouvait avec sa femme et son fils. Candidat malheureux à la présidentielle de février dernier, il  a été arrêté à plusieurs reprises après avoir été impliqué dans les manifestations contre la vie chère qui ont secoué l'Ouganda depuis avril dernier. Accusé notamment d'incitation à la violence, Kizza Besigye a comparu ce lundi matin 13 juin devant un tribunal de la périphérie de Kampala. L'opposant plaide non coupable.

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De retour dans son pays dimanche, Kizza Besigye a comparu devant la justice ougandaise ce lundi matin, 13 juin 2011. L'audience était très rapide. On lui a simplement lu ses chefs d'accusation. Kizza Besigye est donc officiellement accusé d'incitation à la violence et de rassemblement illégal.

Chef du principal parti d'opposition, le Forum pour le changement démocratique (FDC), il a pris, le 11 avril dernier, la tête d'un mouvement de contestation déclenché par la hausse des prix, notamment de l'alimentation et des carburants.

Puisque les manifestations sont interdites par le pouvoir, l'opposant a appelé les Ougandais à se rendre au travail à pied pour faire part de leur mécontentement.

Un mouvement que les forces de sécurité ougandaises ont sévèrement réprimé. Les heurts entre policiers et manifestants en avril et mai, ont fait au moins 10 morts. Kizza Besigye a été touché à la main et interpellé quatre fois avant d'être relâché.

Sa dernière arrestation, le 28 avril, a été la plus violente. La police a brisé les vitres de sa voiture avant de l'asperger de gaz lacrymogène. Il a perdu la vue pendant un long moment. Il est parti se faire soigner aux Etats-Unis.

Son procès a été reporté au 13 juillet prochain. D'ici là, l'opposant ougandais a promis qu'il continuerait sa lutte. « La population est frustrée et le mécontentement populaire ne fait qu'augmenter », a-t-il déclaré.

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