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Rwanda / TPIR

Satisfaction au Rwanda après le verdict du TPIR dans le procès Butare

Texte par : RFI Suivre
5 mn

Au Rwanda, le verdict dans le procès de Butare a été salué par le gouvernement et les familles des victimes qui attendaient l'issue de ce procès depuis dix ans. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda a condamné Pauline Nyimarasuhuko, ancienne ministre de la Famille, à la perpétuité pour génocide dans cette ville de Butare située au sud du pays. Son fils écope également de la prison à vie : il est accusé d'avoir violé des femmes tutsis sous les encouragements de sa mère. Deux anciens maires et deux anciens préfets ont aussi été condamnés.

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Un verdict très important pour le pays et pour les femmes rwandaises... Le TPIR a créé la possibilité de traduire les gens devant une juridiction internationale et le génocide rwandais est devenu crime international... Nous sommes contents des performances du TPIR.

Tharcisse Karugarama, ministre de la Justice du Rwanda

«C'est un soulagement pour les survivants qui ont attendu ce moment depuis trop longtemps» a pour sa part réagi le procureur général du Rwanda. Le secrétaire exécutif de l'association Ibuka, la principale organisation de rescapés du génocide, s'est lui dit «heureux» d'apprendre cette «bonne nouvelle», en soulignant que l'ancienne ministre avait écopé de la peine maximale.

Au TPIR, le procureur a remercié les témoins à charge venus raconter leur histoire, il a qualifié le procès de «complexe et long»... «C'est l'une des grandes affaires du tribunal» a renchéri le porte-parole de la juridiction.

Du côté de la défense de Pauline Nyimarasuhuko en revanche, pas de commentaires. Ses avocats avaient plaidé l'acquittement. L'avocat d'Alphonse Ntezi- Ryayo parle lui d'une condamnation «sévère» à l'encontre de son client. L'ancien préfet de Butaré n'a été reconnu coupable que d'un seul des neuf chefs d'accusation, celui d'incitation au génocide, et il a écopé de trente ans de prison. Sa défense estime qu'il y a un «déséquilibre». Chaque partie peut encore faire appel.

on a retenu qu'un seul chef à savoir l'accusation d'incitation... pour l'avocat que je suis, je crois qu'il y a un peu un déséquilibre... je ne peux pas expliquer cette très lourde condamnation (trente ans d'emprisonnement NDLR)...

Maître Frédéric Pacéré, avocat d'Alphonse Ntéziryayo

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