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Tunisie

Surveillance accrue aux frontières tunisiennes

Des soldats tunisiens contrôlent les véhicules à la frontière avec la Libye le 24 avril 2011.
Des soldats tunisiens contrôlent les véhicules à la frontière avec la Libye le 24 avril 2011. AFP/BORNI HICHEM
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Tunisie, il n'y a pas que la frontière avec la Libye qui inquiète les autorités de Tunis. Selon le ministère de l'Intérieur, ces derniers jours, des incursions suspectes se seraient produites dans la région de Kasserine, mais aussi de Tozeur à la frontière algérienne. Mardi 21 juin 2011, quatre individus ont été surpris à proximité du poste frontière de Tamerza et se sont enfuis en direction de l'Algérie. Selon un communiqué officiel, des intrus soupçonnés de préparer une attaque contre le poste frontière. Ces informations restent floues mais avec le renversement du régime Ben Ali et la crise libyenne, les frontières tunisiennes sont sous haute surveillance.

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Selon des sources tunisiennes, la frontière algéro-tunisienne a connu ces derniers mois plusieurs accrochages entre forces de l'ordre et hommes armés. Ainsi, en mai dernier, des hommes fortement soupçonnés d'appartenir à Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique), ont tué un colonel et un soldat tunisien dans la région de Kasserine à quelques dizaines de kilomètres de la frontière.

Toutefois, selon des bons connaisseurs de la région, cette frontière est jusque-là plus concernée par la contrebande classique que par le trafic d'armes ou la présence d'Aqmi. En revanche, Algériens et Tunisiens sont plus inquiets sur la frontière à l'extrême sud, la pointe qui jouxte avec la Libye.

Alerte rouge

En Algérie, il y a quelques jours seulement, la Direction générale de la sûreté nationale annonçait avoir relevé le niveau d'alerte sur cette frontière en raison du trafic d'armes en provenance de Libye qui pourrait alimenter les groupes salafistes de la région. Du côté tunisien, les douanes ont saisi des armes. Un Algérien et un Libyen suspectés d'être des hommes d'Aqmi ont été arrêtés mi-mai à Nekrif dans la région de Tataouine.

Selon une source algérienne proche des services, les Algériens sont en alerte rouge dans cette zone frontalière avec la Tunisie et la Libye. Un rapporteur onusien avertissait récemment Tunis du risque d'une utilisation de son territoire pour des activités terroristes transfrontalières.

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