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Christine Lagarde au FMI, un atout pour l'Afrique?

Christine Lagarde, le 28 juin 2011.
Christine Lagarde, le 28 juin 2011. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Christine Lagarde a été désignée ce mardi 28 juin directrice générale du Fonds monétaire international, en remplacement de Dominique Strauss-Kahn empêtré dans des démêlés judiciaires aux Etats-Unis. Christine Lagarde aura bénéficié du soutien des pays européens, des Etats-Unis mais aussi de plusieurs pays africains.

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Incontestablement Christine Lagarde était la championne de la plupart des ministres des Finances d'Afrique. Ceux de la zone franc bien sûr mais pas seulement. A l'exception notable de l'Afrique du Sud (qui aurait pu présenter un concurrent en la personne de Trevor Manuel l'ancien ministre des Finances) la plupart des capitales africaines de Kinshasa, à Port-Louis, Ndjamena ou Conakry voyaient plutôt d'un œil très favorable la candidature de l'ex-ministre de l'Economie française.

Il faut dire que Christine Lagarde a su caresser dans le sens du poil ses interlocuteurs africains : « L'Afrique est un continent émergent », a-t-elle affirmé. « Le temps de l'Afrique est venu » ou encore « Je pense que le FMI doit aller plus loin dans sa mission d’appui aux pays africains pour rechercher de nouvelles stratégies de croissance ».

L'ex-locataire de Bercy a su manier les formules pour faire valoir sa légitimité pour ce poste aux yeux des gouvernements africains.

Sur les pas de DSK

Strauss-Kahn a été un grand directeur général, Lagarde sera pareille. Elle sera certainement même mieux.

Charles Diby Koffi

Dominique Strauss-Kahn avait su particulièrement redorer l'image du FMI en Afrique en trois ans et demi de mandat. Celui-ci n'avait pas hésité à vendre une partie des réserves en or de l'institution pour accorder des prêts en faveur du continent.

C'est lui aussi qui s'était personnellement investi dans le dossier congolais, par exemple en 2009, pour remettre de l'ordre dans les termes du contrat de 9 milliards de dollars liant Kinshasa et Pékin.

Dès lors, le successeur de Dominique Strauss-Kahn à Washington ne pourra pas faire moins en faveur du continent, en matière d'appui financier, de représentativité et de prise en compte des intérêts africains. On verra donc bientôt si Christine Lagarde saura joindre le geste à la promesse...

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