Egypte

Egypte : les nouvelles autorités contestées par la rue

Des manifestants égyptiens, place Tahrir, au Caire, le 12 juillet 2011.
Des manifestants égyptiens, place Tahrir, au Caire, le 12 juillet 2011. REUTERS/Asmaa Waguih

Des milliers d’Egyptiens ont continué à manifester dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 juillet, place Tahrir au Caire, mais aussi à Alexandrie et à Suez. Ils protestent contre les mesures proposées par le gouvernement et le Conseil suprême des forces armées qu'ils jugent insuffisantes sur les réformes et la poursuite des anciens responsables accusés de corruption ou d’avoir tué des manifestants.

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Avec notre correspondant au Caire

Pour la première fois depuis le renversement du président Moubarak, la rue est ouvertement en conflit avec le nouveau pouvoir. Les manifestants ont rejeté comme insuffisant un train de mesures proposé par le Premier ministre Essam Charaf et le Conseil suprême des forces armées, qui dispose des prérogatives du président de la République et du Parlement.

Mise en garde de l'armée

Le Premier ministre s’était engagé mardi à purger la police, dans les 24 heures, des éléments accusés d’avoir ordonné de tirer ou tiré sur les manifestants. Essam Charaf s’est aussi engagé à remanier son gouvernement dans les jours qui viennent. Un remaniement qui s’est déjà traduit par la démission du vice-Premier ministre, Yahia el-Gamal.

Par ailleurs, le Conseil suprême de la magistrature a décidé de diffuser en circuit télévisé fermé les procès d’anciens responsables du régime. Des procès qui devraient être accélérés. L’armée s’est, elle aussi, engagée à limiter les cas déférés devant les tribunaux militaires. Mais une mise en garde de l’armée contre « ceux qui empêchent le bon fonctionnement de l’appareil de l’Etat » a ravivé la colère des manifestants.

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