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Otan / Espagne

Un navire de l’Otan avec 100 immigrés à bord cherche un port qui accepte de les accueillir

Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un navire militaire espagnol de l'Otan, qui a secouru une centaine d'immigrés en provenance de Libye, erre depuis six jours dans les eaux de la Méditerranée à la recherche d'un port qui accepte de les accueillir. Le navire participait au blocus maritime de la Libye quand il a aperçu, à environ 100 milles aux larges des côtes de ce pays, une embarcation « avec quelque 105 immigrés en provenance de l'Afrique du Nord », a déclaré un porte-parole du commandement maritime de l'Otan basé à Naples. Et depuis le début de la semaine, la frégate espagnole cherche désespérément un port de débarquement pour ses passagers indésirables.

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A bord de l'Almirante Juan de Borbon, il n'y a ni pirates, ni terroristes. Il y a juste une centaine de candidats africains à l'immigration clandestine vers l'eldorado européen.
Ils sont Libyens, Tunisiens, Ghanéens. Parmi eux, figurent 17 femmes (dont 4 sont enceintes) et 8 enfants.

Ils ont été interceptés à 100 milles nautiques au large de la Libye par le bâtiment de l'Otan qui les a recueillis et qui ne sait plus quoi en faire. L'Italie n'en veut pas, Malte non plus et aucun des 25 autres membres de l'Union, ni des 26 autres de l'Alliance militaire n'a manifesté la moindre volonté d'aider Madrid à régler l'affaire.

« C'est le problème de l'Otan et elle n'a qu'à se débrouiller », déclare en substance le ministre maltais de l'Intérieur, qui précise que son « pays a déjà fait preuve de générosité en recueillant les trois malades qui figuraient parmi les migrants ».

L'Otan est embarrassée. Fin mars, l'odyssée d'une embarcation partie des côtes africaines avait viré au tragique, avec 61 morts sur les 72 personnes à bord.

Selon le journal britannique The Guardian, ces clandestins n'ont pas été secourus malgré les signaux de détresse adressés aux bâtiments de la coalition. Le porte-avions français Charles-de-Gaulle a été cité pour n'être pas intervenu dans cet épisode. La marine française dément formellement. L'Otan a ouvert une enquête.

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