Guinée

37 militaires arrêtés au lendemain de l’attaque contre le président guinéen Alpha Condé

Une patrouille des forces de sécurité guinéennes dans les rues de Conakry le 19 juillet 2011.
Une patrouille des forces de sécurité guinéennes dans les rues de Conakry le 19 juillet 2011. REUTERS/Stringer

Au lendemain de la tentative d'assassinat contre Alpha Condé, 37 militaires guinéens ont été arrêtés ce mercredi 20 juillet 2011. Il s’agit pour la plupart de proches du général Sékouba Konaté, ancien président du régime de transition, et de l'ancien chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara. Tous sont détenus au siège de l'état-major de la gendarmerie nationale à Conakry.

Publicité

Vingt-quatre heures après l’attaque contre la résidence privée du chef de l’Etat, la vie civile a repris son cours dans la capitale guinéenne. Les gros embouteillages sont de retour à l’habitude. L’administration a normalement fonctionné et les stations-services ont aussi rouvert.

En revanche, les arrestations de militaires suspects, ou supposés tels, continuent. Une source militaire a indiqué à RFI qu’au moins 37 soldats ont été arrêtés. Parmi eux, les plus connus sont le général Nouhou Thiam, ancien chef d'état-major des armées, un colonel, connu sous le pseudonyme de « De Gaulle », proche du général Sékouba Konaté, président de la transition, et le commandant Alpha Oumar Diallo, dit « AOB », un maître instructeur de l’armée, anciennement protégé de l’ex-président Lansana Conté.

Des risques de dérapage

Selon cette source, les arrestations de suspects se poursuivent au sein de la « Grande Muette », mais risquent de connaître des dérives. Des règlements de compte peuvent surgir à tout moment, malgré l’appel du président Alpha Condé à éviter tout esprit de vengeance qui pourrait entraîner des dérapages.

L’opposition aussi risque de faire les frais de cette nouvelle affaire de tentative d’assassinat du président guinéen. Des hommes vêtus d’uniformes de l’armée nationale ont pillé le domicile de Mamadou Oury Bah, n°2 de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) en son absence, emportant des biens personnels dont son véhicule, selon sa famille.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail