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FRANCE/ LIBYE

De retour de Libye, quatre ex-eurodéputés, critiquent l’action de l’Otan

D'anciens eurodéputés critiquent «l'enlisement de l'Otan» dans son intervention en Libye. Ici, un hélicoptère Alouette de la Marine française vole près du navire Charles de Gaulle dans le cadre des opérations de l'Otan.
D'anciens eurodéputés critiquent «l'enlisement de l'Otan» dans son intervention en Libye. Ici, un hélicoptère Alouette de la Marine française vole près du navire Charles de Gaulle dans le cadre des opérations de l'Otan. AFP / Alexander Klein
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Quatre anciens députés européennes, trois Français et un Britannique, de sont rendus à Tripoli du 4 au 7 août 2011, pour évaluer le conflit entre l’Otan et le régime de Mouammar Kadhafi. Régime dont ils ont rencontré des représentants. Les élus s’interrogent notamment sur la légitimité et l’efficacité de la mission de l’Otan.

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Ils ont été, ils ont vu et ils n’ont pas été convaincus. Les Français Thierry Cornillet (Parti radical), l’ex-ministre Margie Sudre (UMP), Michel Scarbonchi (ex-PRG) et le Britannique John Corrie (conservateur), tous les quatre anciens députés européens, se sont rendus à Tripoli du 4 au 7 août 2011. Une visite à l’initiative, selon Thierry Cornillet, d’élus du pays de la région du Sahel, et dont le ministère des Affaires étrangères français n’a eu connaissance qu'à leur retour.

Les quatre anciens élus ont rencontré des officiels du régime. Leur critique de l’action de l’Otan en Libye se décline en trois points. Ils dénoncent la durée du conflit : « au bout de 140 jours de guerre menée par la coalition, force est de constater que le conflit Otan-Libye est marqué par un enlisement dont il semble difficile de s'extraire », note Thierry Conrillet. Celui-ci juge également que la mission de l’Otan, « initialement légitime, sous l’égide de l’ONU » a désormais « perdu sa neutralité ».

Par ailleurs, les quatre visiteurs critiquent « la sous-estimation par l'Otan du poids réel - politique et militaire - de Mouammar Kadhafi et de la surestimation de la représentativité du Conseil national de transition (CNT) et de sa capacité à diffuser la révolte au-delà de la région de Benghazi ».

Pour remédier à cette situation, ils y vont également de leur proposition, suggérant la tenue, à Paris, d'une « commission préparatoire au dialogue inter-libyen ». Selon eux, cette commission réunirait, « sous l'égide de l'ONU et de l'Union africaine, les représentants de l'Otan, de l'Union européenne, des autorités de Tripoli et du CNT». Les quatre élus affirment d’ailleurs soutenir les efforts de médiation de l'UA (Union africaine) dans le conflit libyen.

Avec AFP

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