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MADAGASCAR

Le régime malgache entame des consultations pour écouler le bois de rose saisi

Le trafic de bois de rose est au centre de la polémique à Madagascar.
Le trafic de bois de rose est au centre de la polémique à Madagascar. Wikimedia
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A Madagascar, le régime a longtemps été accusé de laisser se développer le trafic de bois de rose (un bois précieux de couleur rose ou à veine rosée) mais les autorités semblent avoir pris la mesure du désastre économique et écologique en cours. Depuis quelques semaines, des interceptions de cargaison illicites ont eu lieu, plusieurs responsables ont été arrêtés, et le président Andry Rajoelina a promulgué le 8 août 2011 une ordonnance pour accentuer la répression. Désormais, le débat porte sur le sort réservé aux rondins saisis. Certains craignent que la revente de ce stock soit aussi l’objet d'escroquerie, comme cela a déjà été le cas par le passé.

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Après avoir été l’un des symboles de la gabegie régnant depuis le début de la transition, la gestion du bois précieux peut-elle devenir un modèle de bonne gouvernance ? C’est tout l’enjeu de la vente des quelque 20 000 rondins de bois de rose saisis ces derniers mois par les autorités, puis de l’utilisation des fonds ainsi récoltés.

Le ministre de l’Environnement, Herilanto Raveloharison, estime que le stock devrait faire l’objet d’un appel d’offres international, et des experts s’inquiètent déjà de la transparence de l’opération, exigeant la participation de toutes les entités représentant le secteur dans les commissions d’attribution.

Concernant l’affectation des bénéfices de la vente qui se monteront à plusieurs dizaines de millions de dollars, le président de la transition Andry Rajoelina a déjà assuré qu’ils serviraient à la construction d’infrastructures sociales, mais une partie devrait aussi revenir à la gestion forestière et aux communautés locales.

Pour l’heure, le gouvernement a entamé des consultations avec les partenaires techniques et financiers, afin de profiter de leur expérience et de leur donner des gages de bonne foi. Car la Banque mondiale, notamment, veille au grain, après avoir accepté, malgré les sanctions internationales, de débloquer un prêt de 42 millions de dollars pour garantir la continuité de la protection de l’environnement.

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