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RDC

RDC : les Kinois se mobilisent contre les coupures d'électricité

Le barrage d'Inga est loin de tourner à plein régime.
Le barrage d'Inga est loin de tourner à plein régime. AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les habitants de Kinshasa sont invités, le dimanche 21 août au soir, à sortir avec des bougies et à taper sur des casseroles pour protester contre les coupures d’électricité. La production est très basse en ce moment : le barrage hydro-électrique d’Inga, qui était censé fournir tout le continent, fonctionne sur une seule turbine peu productive, tandis que le fleuve Congo est au plus bas en saison sèche. Un mouvement est né sur Facebook, relayé par des tracts et des sms, pour demander aux habitants de la capitale de se mobiliser pour protester.

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L’exaspération monte dans les classes moyennes. Celles qui ont assez d’argent pour être équipées en électroménager, télévision, informatique, mais pas assez fortunées pour investir dans un générateur.

« Je dois faire en sorte d’avoir tout le temps de la braise, et encore devoir acheter du pétrole parce que j’ai dû m’adapter, acheter un réchaud à pétrole, soupire Agnès, jeune mère de famille de 32 ans qui a l’impression d’être renvoyée à l’âge de pierre. Je n’ai plus de provisions au frais, mon frigo est complètement éteint, débranché, le congélateur ne fonctionne plus. Pourtant nous sommes au 21ème siècle. Moi je suis née en 1979 mais je n’ai pas grandi de cette manière là. J’ai grandi ici au Congo, et il y avait toujours de l’électricité », poursuit-elle.

Ce dimanche à 19H00, plusieurs associations ont invité les Kinois à protester symboliquement en allumant des bougies, et ceux qui n’ont pas de bougies à faire du bruit avec des casseroles. Parmi ces associations, on trouve SOS Kinshasa, dont le Président, Leny Ilondo, tient à préciser que ce mouvement est apolitique. « Il ne s’agit pas d’une prise de position politique ; c’est une prise de position pour l’amélioration de son bien-être, explique-t-il. Ce n’est pas contre ceux qui sont au pouvoir ou ceux qui sont dans l’opposition, tout le monde est logé à la même enseigne ». Les organisateurs promettent que ce n’est qu’un début.

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