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Rwanda / France / Justice

Rwanda : enquête française sur des suspects de génocide

Le président français, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite au mémorial du génocide rwandais, à Kigali, le 25 février 2010.
Le président français, Nicolas Sarkozy, lors de sa visite au mémorial du génocide rwandais, à Kigali, le 25 février 2010. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Deux gendarmes français sont en ce moment à Kigali pour poursuivre les enquêtes sur des ressortissants rwandais installés en France et soupçonnés d'avoir participé au génocide des Tutsis de 1994. Les moyens consacrés à ces enquêtes par la justice française restent limités. Kigali demande donc à la France d'accélérer les procédures et la prochaine visite du président rwandais Paul Kagame à Paris, mi-septembre, pourrait changer la donne.

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Actuellement, certaines procédures avancent mais seuls quatre magistrats français et autant d'enquêteurs se consacrent, et encore par intermittence, à vingt dossiers sensibles de Rwandais installés dans l'Hexagone, notamment la femme de l'ex-président Juvénal Habyarimana.

La justice française est venue ici pour mener des enquêtes complémentaires pour que les génocidaires dont nous demandons l’extradition soient effectivement extradés.

Alphonse Hitiharemyé procureur adjoint de la République du Rwanda

Depuis le passage de Nicolas Sarkozy à Kigali en 2010, les relations entre les deux justices se sont donc améliorées. Mais il y a toujours un fossé entre les promesses du président français et la réalité du terrain. Le contexte s'est en outre dégradé depuis la nomination d'Alain Juppé à la tête du ministère des Affaires étrangères, poste qu'il occupait à l'époque du génocide.

Au niveau judiciaire, le gouvernement Kagame s'irrite notamment du retard dans la création du pôle spécial «génocide» annoncé par Paris, la loi n'étant pas encore validée. Spécialisée sur les génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, cette cellule, à l'image du pôle antiterroriste, permettrait d'augmenter considérablement les moyens : nombre de magistrats conséquent, équipes de gendarmes dédiés à ces enquêtes, mise en place de mesures judiciaires spécifiques comme la garde à vue prolongée.

La question judiciaire étant prioritaire pour Kigali, la visite de Paul Kagamé à Paris mi-septembre, la première d'un chef d'Etat rwandais depuis le génocide de1994 pourrait accélérer la création de ce «pôle génocide» au sein de la magistrature française.

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