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Libye

Combats à Tripoli : les évènements s'accélèrent en Libye

Les rebelles libyens prennent  position prés de la forêt Gadayem, à l’ouest de Tripoli , le 21 août 2011.
Les rebelles libyens prennent position prés de la forêt Gadayem, à l’ouest de Tripoli , le 21 août 2011. AFP / FILIPPO MONTEFORTE
Texte par : RFI Suivre
7 mn

Après le chef des rebelles, c'est au tour du ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini de prédire la chute à venir du régime de Mouammar Kadhafi ce dimanche 21 août 2011. De son côté, le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères, Alistair Burt, estime que le soulèvement de Tripoli a commencé. Des combats sont en cours dans plusieurs quartiers de la capitale libyenne. Des opérations, qui visent à isoler le leader libyen selon les insurgés qui ont baptisé cette nouvelle phase «opération sirène». Le point sur la situation à la mi-journée.  

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Ecoutez le témoignage d'un fonctionnaire libyen. Il habite à 2 km du centre-ville et a suivi les combats de la nuit. D'après lui ce sont des habitants de la capitale qui se sont soulevés.

Il y a encore des tirs là tiens… Les habitants de Tripoli ne laissaient personne entrer dans les rues… c'est très violent... ce ne sont pas des insurgés qui sont venus à Tripoli mais ce sont les habitants de Tripoli même qui sont armés … Les gens sont stressés, on commence à manquer de nourriture, de tout ce qui est nécessaire... Pour vous les Libyens ce n'est rien, on ne parle que du régime, que du système...

Témoignage d'un habitant de Tripoli joint à la mi-journée ce dimanche

Les rebelles avancent aussi vers Tripoli comme en témoigne notre envoyé spécial à Zawiyah, David Thompson

Du côté des insurgés

Son nom est déjà mythique pour des milliers de Libyens, la Katiba-Tripoli. Pourtant, jusqu’à ce matin, cette brigade n’avait presque jamais combattu. Il s’agissait de la préserver, pour son seul objectif : l’assaut final sur Tripoli.

Elle est composée de près de 600 hommes, des bi-nationaux pour la plupart, certains ont la double nationalité ; américaine et libyenne. L’un de leurs chefs parle même anglais, avec un fort accent irlandais. Ce tireur d’élite a passé la majeure partie de sa vie à Dublin. D’ailleurs, tous avouent avoir été formés pendant des semaines, notamment par des instructeurs occidentaux dans les montagnes du sud-ouest libyen.

La Katiba-Tripoli entend rompre avec les mauvaises habitudes des rebelles. Une brigade très disciplinée, avec un même emblème : le dragon au couleurs de la rébellion ; rouge, noir et vert, mais aussi beaucoup mieux équipée, avec un uniforme identique pour tous, des armements nouveaux et de meilleurs moyens de communication. Ces combattants de la Diaspora libyenne, assurent d’ailleurs être en contact permanent avec les forces de l’Otan.

Dès l’aube ce dimanche matin, sur des dizaines de pick-up, cette brigade extrêmement déterminée a quitté Zawiyah pour la première ligne du front, en direction la capitale libyenne, près de cinquante kilomètres plus loin.

 

L'opération «Sirène»

Le porte-parole du Conseil national de transition (le CNT basé à Benghazi), Ahmad Jibril, a précisé le scénario de l'opération «Sirène» destinée à isoler le numéro un libyen et ses proches afin de le contraindre à une capitulation. Menée conjointement par le CNT et la rébellion armée, l'opération a été lancée samedi soir dans la capitale et l'OTAN y «est impliquée» a précisé Ahmad Jibril à l'AFP.

A l'étranger, les réactions se multiplient

Des ressortissants britanniques et d'autres nationalités devaient être évacués dimanche de Tripoli vers Malte a indiqué le Foreign Office.

Sur le plan diplomatique, la Tunisie a reconnu à son tour ce dimanche matin, 21 août, le Conseil national de transition comme seul représentant du peuple libyen.

Et le ministre italien de la Défense a confirmé dans la matinée de ce dimanche que l'ancien numéro 2 du régime, Abdessalem Jalloud, se trouvait bien en Italie. Ce dernier a appelé les membres de la tribu du leader libyen à le «renier» dans un entretien à la chaîne de télévision al-Jazira ce dimanche : «Vous devez préserver votre histoire et votre honneur, a déclaré l'ancien numéro deux du régime, reniez ce tyran car il va partir et vous aurez à supporter son héritage».

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