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Burkina Faso / Justice

Burkina Faso : de 8 à 10 ans de prison dans le procès de Justin Zongo

Des étudiants manifestent dans les rues de Ouagadougou non loin du ministère de l’Education le 23 mai 2011.
Des étudiants manifestent dans les rues de Ouagadougou non loin du ministère de l’Education le 23 mai 2011. AFP / AHMED OUOBA
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au Burkina Faso, le verdict est tombé mardi 23 août 2011 dans le procès des trois policiers accusés d'être impliqués dans la mort de jeune Justin Zongo. Deux d'entre eux ont été condamnés à 10 ans de prison, le troisième à 8 ans. Ils sont donc déclarés coupables de « coups mortels et complicités de coups ». Ce drame avait entrainé de violentes manifestations à travers le pays.

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Chez les élèves et étudiants burkinabè, particulièrement mobilisés pour ce procès, c’est la satisfaction : « Nous pouvons dire que le droit a été dit, je suis satisfait », « Ca montre un pas de la démocratie au Burkina Faso ».

Cela a bien montré une fois de plus à l’opinion publique que ce procès n’a pu avoir lieu que grâce à la pression populaire et à la mobilisation (…) qui témoignent de la volonté du peuple burkinabè d’en finir avec les différents crimes impunis dans notre pays.

Alain Guel

En revanche, les avocats de la défense se disent déçus du verdict prononcé. Pour eux, la culpabilité des trois policiers, n’a pas été établie durant les débats. « Je n’ai pas le sentiment que justice a été rendue. Je me sens dans un Etat de non droit », déclare Maître Moumouni Kopiho, avocat de la défense.

Déçus également ces spectateurs qui pensent que les condamnations de trois policiers étaient décidées à l’avance : « Il existe des doutes alors que vous savez qu’en droit, le doute profite à l’accusé. Donc des zones d’ombre n’ont pas été en tout cas éclaircies, à mon avis. Je parle de la culpabilité des accusés. Donc j’ai eu l’impression que les choses étaient décidées à l’avance ».

Pour Me Ambroise Farama, avocat de la partie civile, c’est-à-dire la famille du défunt Justin Zongo, ce procès avait plutôt une valeur pédagogique : « Pour nous, le procès est d’abord et avant tout éducatif. Il est bon que les agents de police judiciaire sachent que, dans l’exercice de leur mission, ils ont l’obligation de veiller au respect des droits de la personne humaine. C’est ça le plus important pour nous. Mais je ne pense pas que ce soit le fait de condamner telle personne à telle peine ou à telle autre peine qui nous réjouit ».
Les trois condamnés ont cinq jours pour se pourvoir en cassation.

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