Accéder au contenu principal
Libye

Dans les rues de Tripoli, les insurgés aux prises avec les tireurs isolés

Tripoli, le 24 août 2011, près de l'hôtel Rixos, des insurgés libyens.
Tripoli, le 24 août 2011, près de l'hôtel Rixos, des insurgés libyens. © AFP/Patrick Baz
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les rebelles libyens tentent toujours de prendre le contrôle des dernières poches de résistance à Tripoli et de se rapprocher de Syrte, ville natale et bastion de Mouammar Kadhafi. Le Guide dont la tête est désormais mise à prix est introuvable. Les quatre journalistes italiens, enlevés hier par les loyalistes, ont été libérés ce jeudi matin.

Publicité

Avec notre envoyé spécial à Tripoli

Les habitants de Tripoli protègent leur quartier

La situation est calme depuis le début de la matinée, à l'opposé de la journée et de la soirée de mercredi. Les combats ont duré jusqu'à 01h00.

À l'heure actuelle, les tirs de mitraillette continuent et ceux des lance-roquettes restent intenses. La situation est complexe car personne ne sait vraiment qui tire, contre qui et dans quelle direction.

Le scénario ressemble à celui de mercredi après-midi dans l'ex-forteresse de Mouammar Kadhafi : les insurgés et les pillards tiennent la zone et d'un seul coup, il se retrouvent cernés par des tireurs isolés. C'est alors un déluge de feux qui s'engagent pendant dix bonnes minutes. 

Les rebelles ne sont pas coordonnés entre eux. Dès qu'ils entendent le sifflement des balles -l'effet est brusque, impressionnant-, ils répliquent, tirent dans tous les sens. Sans doute parfois, les uns contre les autres sans même le savoir.

Dans les quartiers, les habitants mettent en place des barrages à chaque coin de rues. Le but est de protéger les familles de toute infiltration des hommes pro-Kadhafi.

Notre dossier spécial

Au niveau du ravitaillement, sans parler de pénurie, on ressent des manques : plus d'eau en bouteille, peu de produits frais. Dès qu'une boutique ouvre, les stocks se vident rapidement. L'entraide, la solidarité entre les habitants pallie l'absence de nourriture et de boissons. C'est ainsi qu'un pick-up s’est arrêté devant nous, hier soir. Deux jeunes garçons nous ont tendu un sac avec à l’intérieur des repas chauds et de quoi boire.

La trentaine de journalistes, qui étaient restés coincés par les combats dans l'hôtel Rixos, ont pu évacuer le bâtiment grâce à l'aide de la Croix-Rouge. Hier soir, les rebelles ont pris le contrôle du Rixos, sans affrontement.

À l'étranger, l'après-Kadhafi commence à se préparer. Les Nations unies discutent du dégel des avoirs libyens pour aider les rebelles, et la France a annoncé une conférence des « Amis de la Libye » le 1er septembre à Paris.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.