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Libye

Tripoli : le quartier d’Abou Slim est tombé aux mains des insurgés

Le quartier d'Abou Salim à Tripoli était réputé pro-Kadhafi. Il était, depuis mardi 23 août le théâtre de violents combats.
Le quartier d'Abou Salim à Tripoli était réputé pro-Kadhafi. Il était, depuis mardi 23 août le théâtre de violents combats. Reuters/Y.Boudlal
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Dans Tripoli, après plusieurs heures de combats, les rebelles ont pris le contrôle du quartier populaire d’Abou Slim. Si la fin de Mouammar Kadhafi, semble se rapprocher, il est toutefois difficile de déterminer quand elle interviendra. Le Conseil national de transition, affirme que ses forces encerclent depuis vendredi 26 août 2011 au soir un secteur de Tripoli où le guide libyen et son entourage se cacheraient. Selon d’autres informations, ce dernier se trouverait à Syrte.

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Notre dossier spécial

Avec notre envoyé special à Tripoli

C’est un jour de fête à Abou Slim, un quartier populaire de Tripoli. Une fête qui met fin a quarante deux années d’oppression du régime Kadhafi. Abou Salim, ce sont 250 000 personnes, le plus souvent pauvres qui s’entassent dans des immeubles délabrés, sans eau et souvent sans électricité.

Les visages sont fatigués par les combats de ces derniers jours, mais les sourires et les cris de joie montrent l’immense soulagement des habitants qui profitent pleinement de ces premieres heures de liberté en chantant au milieu des rues, en soulevant fièrement le drapeau de la révolution.

Reportage à Abou Slim

Par contre le quartier est ravagé. Un immense marché a complètement brûlé. Nombre d’immeubles sont en partie détruits par les tirs de roquette. A l’entrée nord, scène macabre : malgré une odeur insupportable, les habitanst assistés d’équipe de médecins enlèvaient des cadavres, une vingtaine en tout. Sans doute des soldats de Kadhafi, peut-être des déserteurs. L’un d’eux avait les mains attachées dans le dos.

Comme dans les autres quartiers de Tripoli, les hommes d’Abou Slim commencaient à installer des barrages pour éviter toute nouvelle incursion de snipers ou d’hommes de l’ex-armée du régime. Comme l’expliquait un jeune médecin, ils feront tout pour conserver cette liberté chèrement payée.

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