Algérie

Algérie : fin du monopole d'Etat sur l'audiovisuel

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 19 avril 2009.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 19 avril 2009. AFP / Fayez Nureldine

Une barrière est tombée dans le secteur des médias en Algérie. Le gouvernement a donné son feu vert à l'ouverture de l'audiovisuel et à la dépénalisation du délit de presse. Cette réforme fait partie d'une série de mesures promises par Abdelaziz Bouteflika le 15 avril dernier pour apaiser la contestation. C'est donc la fin du monopole d'Etat en Algérie, une fin pour l'instant seulement théorique.

Publicité

Le plus important des projets de loi adoptés en Conseil des ministres concerne la liberté de la presse, et c’est une petite révolution. Le régime s’est engagé à ouvrir les médias audiovisuels au secteur privé.

Depuis l’indépendance, la télévision et la radio sont un monopole d’Etat où la diversité politique est absente. Mais le Conseil des ministres n’a pas précisé quand et dans quelles conditions se fera cette ouverture. Les défenseurs de la liberté de la France préfèrent attendre avant de se réjouir.

L’autre acquis majeur est la fin des peines de prison pour les délits de presse. Enfin l’agrément pour les nouveaux journaux ne sera plus délivré par le ministère de la Justice mais par une autorité de régulation. Là encore, des réserves sont déjà apparues. En effet, la moitié des membres de cette autorité seront nommés par le président de la République et le Parlement.

En ce qui concerne la loi sur les partis politiques, elle facilite la création de nouveaux partis. Désormais, si l’administration ne répond pas dans deux mois à une demande d’agrément cela sera considéré comme une réponse positive.

En évoquant la nécessité de rééditer la tragédie nationale, le projet de loi écarte aussi toute possibilité de reconstitution du Front islamique du salut, le parti islamiste dissous en 1992.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail