Accéder au contenu principal
Burundi

Burundi : le maire de Bujumbura absent à son procès

La capitale Bujumbura est régulièrement en proie aux violences. Le 18 septembre dernier, un groupe d' hommes armés avaient ouvert le feu dans un bar, causant la mort de 37 personnes.
La capitale Bujumbura est régulièrement en proie aux violences. Le 18 septembre dernier, un groupe d' hommes armés avaient ouvert le feu dans un bar, causant la mort de 37 personnes. Bobby Model/National Geographic
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Il y a un peu plus d'une année au Burundi, le maire de la capitale Bujumbura, Evrard Giswaswa, était en pleine tourmente après une soirée vraisemblablement bien arrosée dans une boîte de nuit de Bujumbura. Une bagarre aurait alors éclaté avec des jeunes, selon plusieurs médias privés du pays. Depuis, le maire a attaqué en justice plusieurs journalistes d'une radio, qu'il accuse de l'avoir traîné dans la boue. Mais le maire ne comparaît pas à ce procès malgré les demandes de la défense. En effet, lors d'une nouvelle audience mardi, la cour a estimé que sa présence n'était pas nécessaire.

Publicité

A la barre, trois journalistes de la station privée RPA : Domitile Kiramvu, Raymond Zirampaye et Bonfils Niyongere, et un grand absent , Evrard Giswaswa, le maire de Bujumbura, dont l’ombre a plané sur toute l’audience d’hier, devant le tribunal de grande instance de sa ville.

Pendant près d’une heure, les avocats de la défense ont tout tenté pour obtenir des juges que monsieur le maire soit convoqué, en vain. « Le maire de la ville a porté plainte devant le ministère public et il s’est constitué partie civile, explique son avocat. Et pour ce qui me concerne, c’est un dossier pénal, dans lequel les parties principales sont le ministère public et de l’autre côté, il y a des prévenus… »

La défense, elle, parle d’un procès surréaliste. Elle rappelle que le maire de Bujumbura a toujours contesté la version des faits rapportés il y a une année, lorsque la radio RPA l’avait mis en cause dans une bagarre qui avait éclaté dans une des boîtes de nuit, les plus chaudes de Bujumbura.

Maître Bosco Ngendakubwayo, avocat de la défense, demande pour sa part un débat contradictoire. « Aujourd’hui on se pose la question de savoir pourquoi celui qui a saisi le parquet, qui s’est plaint devant les tribunaux n’ose pas aujourd’hui mettre les pieds dans le palais de justice ! Il doit absolument comparaître pour exposer les faits »..

Le procès a été renvoyé au 11 novembre prochain, mais rien ne garantit la présence de M. le maire.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.