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GABON

Législatives au Gabon : le boycott de l’opposition embarrasse le pouvoir

Lors d’un meeting de l’opposition qui a réuni quelque 2 000 personnes, les participants réclament la réforme de la Cenap (Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente). A Libreville, le 1er octobre 2011.
Lors d’un meeting de l’opposition qui a réuni quelque 2 000 personnes, les participants réclament la réforme de la Cenap (Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente). A Libreville, le 1er octobre 2011. AFP Photo/Wils Yanick Maniengui
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La date des élections législatives au Gabon a été fixée au 17 décembre 2011. L'opposition accuse le pouvoir gabonais d'avoir refusé la biométrie pour pouvoir tricher lors de ce prochain scrutin. Le slogan « pas de biométrie, pas d'élections » est donc toujours d'actualité. Un boycott qui risque de jeter un discrédit sur l'élection.  

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L’opposition affiche pour le moment un front du refus. Les poids lourds sur l'échiquier politique comme l’Union du peuple gabonais (UPG) du défunt Pierre Mamboundou ou l'Union nationale (UN), bien que dissoute, d'André Mba Obame proclament haut et fort qu’ils n’iront pas aux urnes.

Ce niet embarrasse le pouvoir de Libreville à six semaines du scrutin. « On nous envoie des messages, des gens nous approchent », confient des membres de l'opposition. Entre le camp de la majorité et de l'opposition tout n'est pas étanche. Alors qui répondra aux sirènes du palais du bord de mer ? La politique de la pêche à la ligne dans les rangs de l'opposition aboutira-t-elle ?

Des noms de personnalités circulent déjà auxquelles on aurait promis un poste de vice-président, par exemple. Reste à savoir si dans les filets le pêcheur attrapera du gros ou du menu fretin. Le Parti social démocrate (PSD) de Maganga Moussavou, qui dispose de deux députés à l'Assemblée nationale, jugerait maintenant qu'il faut aller aux élections.

Autre astuce pour donner un vernis pluraliste au scrutin de décembre prochain : faire émerger de nouveaux partis estampillés « opposition », cela vient d'être réalisé avec huit formations qui avaient signé la charte de la majorité après l'élection présidentielle. Ces partis gazelles, comme on les appelle, n'ont pas d'élus nationaux ou locaux mais dans la forêt gabonaise quand on rate le gros gibier on se rabat sur le plus petit et le plus abondant.

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