Liberia

Liberia : Winston Tubman se retire du second tour de la présidentielle

Le rival d'Ellen Johnson-Sirleaf, Winston Tubman, déposant son bulletin dans l'urne lors du premier tour de la présidentielle, le 11 octobre 2011.
Le rival d'Ellen Johnson-Sirleaf, Winston Tubman, déposant son bulletin dans l'urne lors du premier tour de la présidentielle, le 11 octobre 2011.
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Liberia, un nouveau coup de théâtre électoral. L'opposant Winston Tubman a annoncé le 4 novembre son retrait du second tour de la présidentielle prévu le 8 novembre. Un deuxième tour qui l'oppose à la chef de l'Etat sortante Ellen Johnson-Sirleaf. C'est un nouveau rebondissement dans un processus marqué par les critiques du CDC, Congrès pour le changement démocratique, le parti de l'opposant.

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La décision de Winston Tubman semble irréversible. Son directeur de campagne Georges Solo affirme « c'est un choix très clair, on ne va pas au second tour, c'est la position du CDC ».

Arrivé en seconde position, l'opposant qui a dénoncé des fraudes, a pourtant obtenu des aménagements en vue du vote du 8 novembre : la démission du président de la commission électorale qu'il jugeait en partie responsable de ces fraudes, la présence d'un nombre plus important d'observateurs pour garantir un vote démocratique.

Alors qu'il a salué ces actions, Winston Tubman décide de se retirer de la course et appelle à un rassemblement ce samedi 5 novembre devant les locaux de son parti. Une manifestation qu'il veut « pour la paix » et, c'est plus ambigu « pour un scrutin transparent ».

Georges Solo

Le candidat du CDC, Congrès pour le changement démocratique, peut-il encore changer d'avis? Son directeur de campagne laisse planer le doute en déclarant : « On va voir ce que Ellen Johnson-Sirleaf va faire, si elle va y aller seule. Si elle décide de ne pas y aller ou si elle veut encore discuter ».

Des conseillers de la présidente sortante déclarent qu'elle est décidée à suivre le processus électoral. Un vote qui se déroulera comme prévu, affirme la directrice de la commission électorale Elisabeth Nelson : « Malgré l'appel au boycott du CDC, nous sommes tenus par un mandant constitutionnel à organiser le second tour et c'est ce que nous allons faire ».

 

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