Liberia

Présidentielle au Liberia: un second tour dans le calme et sans suspense

La présidente sortante et seule candidate en lice du second tour, Ellen Johnson Sirleaf, a voté dans son village de Fefe.
La présidente sortante et seule candidate en lice du second tour, Ellen Johnson Sirleaf, a voté dans son village de Fefe. REUTERS/Finbarr O'Reilly
Texte par : RFI Suivre
8 mn

Il n'y avait pas foule ce mardi 8 novembre 2011 dans les bureaux de vote au Liberia pour le second tour de la présidentielle. Ellen Johnson Sirleaf, la chef de l'Etat sortante, était seule en lice puisque son rival Winston Tubman avait appelé la semaine dernière au boycott du scrutin en dénonçant des fraudes. Aucun suspense n'est à attendre de cette élection. Le seul enjeu c'est donc la participation.

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Journée de vote calme et sans affluence

Dans la capitale, les électeurs ont voté au compte-gouttes. Rien à voir avec les files d’attente du premier tour. « Mais au moins, dit un représentant de la commission électorale, désœuvré, dans un bureau ou l’urne trône sur le pupitre, tout s’est déroulé dans le calme ». Après les incidents de lundi, la répression violente d’une manifestation du CDC (Congrès pour le changement démocratique), il craignait des incidents et il n’était pas le seul.

La mission de l’ONU ne signale aucun problème de sécurité à travers le pays en ce jour de vote. Le dépouillement a commencé. Il devrait être assez simple. Le candidat du CDC avait appelé au boycott de ce second tour, disant craindre des fraudes. Et les militants du CDC disent avoir suivi le mot d’ordre de boycott.

Si certains décident de protester, mais qu'on vous garantit qu'il y aura de la sécurité, pourquoi ne pas venir voter?

Le président d'un bureau de vote d'un quartier de Monrovia

Winston Tubman dénonce une tentative d'assassinat

Michel Tubman dénonce une tentative d'assassinat par la police

L'opposant Winton Tubman a porté de graves accusations ce mardi puisqu'il dénonce une tentative d'assassinat par la police. Au lendemain de la dispersion violente par des policiers anti-émeutes de milliers d'opposants venus le soutenir devant le siège de son parti, Winston Tubman est apparu tout de noir vêtu. « La couleur du deuil », a-t-il précisé. En effet deux personnes ont été tuées par balle - 3 ou 4 selon l'opposition - et plusieurs blessées. Selon Winston Tubman, un de ces tirs le visait. Et il précise que personne au sein des forces de sécurité n’entreprendrait une telle action sans en avoir reçu l’ordre des plus hautes autorités.

Les casques bleus veillent au calme au siège du CDC

Des allégations que dément catégoriquement le chef de la police national joint par RFI. Celui-ci assure que personne au sein des forces de police n’a jamais tenté ou ne tentera jamais d’assassiner George Weah ou Winston Tubman. Il ajoute que la police espère pouvoir enquêter sur ces incidents dès que possible. Pour le moment la police a dû évacuer le siège du DCD et laisser la place aux casques bleus pour apaiser la tension avec les militants du parti.

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