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Maroc

Maroc : l’USFP ne participera pas au gouvernement Benkirane

Le premier ministre marocain a rappelé les griefs de son pays contre la France.
Le premier ministre marocain a rappelé les griefs de son pays contre la France. AFP PHOTO / Abdelhak.Senna
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'Union socialiste des forces populaires, le plus célèbre parti de gauche au Maroc fondé par l'ancien opposant Mehdi Ben Barka a décidé le 4 décembre de « ne pas participer » au prochain gouvernement de l'islamiste Abdelilah Benkirane. Après 13 ans au pouvoir, l’USFP retourne donc dans l’opposition. Le PJD, Parti de la justice et du développement, lui, se trouve un petit peu plus fragilisé dans sa tentative de former une coalition.

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« L'USFP s'est désormais placée dans l'opposition suite à une décision prise dimanche par son Conseil national », a déclaré Driss Lachgar, membre du bureau politique de ce parti. Abdelilah Benkirane avait pourtant demandé vendredi aux socialistes de l'USFP de faire partie du futur cabinet de coalition.

Il y a ceux qui ont estimé qu’avec 39 sièges. L’USFP devait écouter la sanction des urnes, et sortir du gouvernement après treize ans au pouvoir. Mais il y a aussi ceux qui ont eu un raisonnement plus intéressé. Réalisant que l’USFP n’aurait que très peu de ministres au prochain gouvernement, ils ont préféré sortir la tête haute.

Au final, c’est donc le camp du non qui l’a emporté. Après 13 ans au pouvoir, les socialistes retournent dans l’opposition, pour revenir aux fondements idéologiques de gauche et se refaire une virginité politique.

Pour les islamistes du PJD, cette décision n’est pas une bonne nouvelle. Les appels du pied aux socialistes ont été nombreux ces derniers jours. Car si les différences idéologiques existent, la présence du parti de la rose apportait une certaine crédibilité politique.

L’USFP, en effet, tout comme l’Istiqlal arrivé deuxième, sont des partis avec une expérience au gouvernement, mais aussi une histoire ancienne et une identité politique claire. Sans les socialistes, le PJD va devoir aller draguer d’autres formations plus hétéroclites et moins lisibles. Des partis de notables par exemple qui pourraient être moins intéressés à réaliser les promesses des islamistes, à savoir lutter contre la corruption.

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