Accéder au contenu principal
AFRIQUE DU SUD / ENVIRONNEMENT

Conférence sur le climat : le marathon de la dernière chance à Durban

Todd Stern, l’ambassadeur climat des Etats-Unis (c), lors de la conférence sur le climat de Durban, en Afrique du Sud, le 10 décembre 2011.
Todd Stern, l’ambassadeur climat des Etats-Unis (c), lors de la conférence sur le climat de Durban, en Afrique du Sud, le 10 décembre 2011. AFP / Stephane de Sakutin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après 12 jours de négociations, les 194 pays membres de la Convention des Nations unies sur le climat n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur les solutions à mettre en œuvre pour limiter le réchauffement du climat de la planète à 2 degrés. Alors que l’accord aurait dû être annoncé vendredi 9 décembre 2001 au soir, cette nuit s’annonce encore longue. Au final, un accord est-il possible ?

Publicité

Avec notre envoyée spéciale à Durban, Anne-Cécile Bras

A Durban, tout est encore possible, même si les couloirs du centre de conférence se vident petit à petit au gré des avions des uns et des autres. Cet après-midi, une vingtaine de pays représentatifs des 194 nations membres de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques ont négocié pendant cinq heures sur les textes en cours.

Todd Stern, l’ambassadeur climat des Etats-Unis, a confirmé le visage fermé que c’était dur. Tout le monde est ensuite sorti pour débuter vers vingt heures une réunion plénière informelle où chaque pays, parmi ceux qui ont encore des représentants, discute des articles qui leur posent problème.
 

La salle où les représentants des 20 pays ont négocié pendant cinq heures dans l'après-midi du samedi 10 décembre 2011 à Durban.
La salle où les représentants des 20 pays ont négocié pendant cinq heures dans l'après-midi du samedi 10 décembre 2011 à Durban. RFI / Anne-Cécile Bras

A partir de là, deux scénarios sont possibles : soit l’ambiance de la réunion en cours devient consensuelle et un accord pourrait rapidement être adopté, soit la situation se complique sur des sujets encore épineux comme la deuxième période du protocole de Kyoto ou l’engagement de tous les pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à partir de 2020 et là il faudrait redémarrer des groupes de travail.

Le problème est qu’il n’y a plus assez de négociateurs sur place. Pour la plupart des pays, ceux qui restent ne sont plus les ministres, ils auront donc du mal à trancher.

La présidence sud-africaine de la conférence de Durban veut à tout prix un accord pour sauver la face mais la question se pose : jusqu’à quand les négociateurs minés par la fatigue vont-ils tenir ? De plus, un accord arraché dans l’urgence risque de créer de nombreuses frustrations.


Pour en savoir plus :

- L'avenir du protocole de Kyoto, l'ombre qui plane sur Cancun : RFI, 12-2010
- De Kyoto à Copenhague : des enjeux planétaires : RFI, 12-2009
- Le protocole de Kyoto, qu'est-ce que c'est ? : RFI, 11-2007
- Le réchauffement climatique pourrait atteindre 7° en 2100 : Le Monde 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.