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Côte d'Ivoire

Législatives en Côte d'Ivoire : premiers résultats, premières contestations

Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale ivoirienne.
Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale ivoirienne. AFP / SIA KAMBOU
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les résultats des législatives en Côte d’Ivoire ont commencé à être publiés au compte-goutte. La Commission électorale va continuer à les égrener ce 13 décembre. Au total, il y a 255 sièges à pourvoir dans la nouvelle Assemblée. Seuls quelques résultats sont connus, mais des candidats ont déjà annoncé qu'ils voulaient saisir le Conseil constitutionnel pour irrégularités.

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Les résultats déjà publiés concernent une dizaine de circonscriptions sur plus de 200. Ils portent sur moins de 20 sièges sur les 255 que compte la future Assemblée nationale. En l’absence du principal parti de l’opposition, le FPI, Front populaire ivoirien de l’ex-président Laurent Gbagbo, la coalition qui soutient le président Alassane Ouattara obtient la majorité des sièges déjà officiellement pourvus.

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Sur ces résultats publiés, le taux de participation est inférieur à 50%. Il confirme les observations d’une faible participation, relevées lors de la journée électorale. Mais il s’agit encore d’un petit échantillon. La Commission électorale indépendante prévoit d’annoncer d’autres résultats tout au long de la nuit. L’objectif étant que les tendances publiées dans les prochaines 24 heures puissent porter sur une grande partie du pays.

Mais avant même la publication des résultats de certaines circonscriptions, des candidats veulent saisir la Commission électorale, le Conseil constitutionnel et la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire, pour signaler des cas d’irrégularité et de destruction des urnes leur ayant porté préjudice. Le cas de Fresco dans le Sud, celui de Duékoué ou encore de Man, dans l’Ouest. Des litiges qui mettent en opposition des candidats du PDCI, Parti démocratique de Côte d’Ivoire ou de l’UDPCI, à ceux du RDR, Rassemblement des républicains du président Ouattara ou aux indépendants issus de l’ex-rébellion des Forces nouvelles.

Pour Laurent Akoun, porte-parole du FPI de l'ex-président Gbagbo,- qui a boycotté ce scrutin en raison de l'incarcération de son chef à la Cour pénale internationale de La Haye-, ses partisans sont là et entendent rester dans le cadre de la République.

Nous sommes l'un des partis qui comptent en Côte d'Ivoire et c'est avec nous qu'on va faire la démocratie.

Laurent Akoun

Sur le plan diplomatique, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué la tenue des élections, et le déroulement pacifique du vote. L'ambassade des Etats Unis à Abidjan a estimé à première vue que les élections ont été « libres et équitables », tandis que les observateurs de la francophonie disent « ne pas avoir constaté d'incidents majeurs dans les centres visités ».

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