RDC

RDC: la Céni cherche à redorer son blason

La Commission électorale a levé hier mercredi la suspension de la compilation des résultats des législatives du 28 novembre, suspendue depuis le 21 décembre après de nombreuses réclamations. La Céni a estimé qu'elle n'avait reçu aucune plainte fondée concernant la légalité du vote. Le processus de compilation des résultats a commencé avant même l'arrivée d'observateurs internationaux, alors qu'il avait été suspendu dans l'attente de tels observateurs. Des experts américains notamment se rendront en RDC début janvier pour y apporter une assistance technique, a annoncé un responsable du département d'Etat.

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Avec notre envoyé spécial

Reportage à la Commission électorale

Une semaine de pause et des critiques : la Céni (Commission électorale nationale indépendante) a trébuché. Mais depuis l’annonce de l’arrivée d’experts américains, pour le président de la Commission, Daniel Mulunda, tout est rentré dans l’ordre : « La machine avance, la compilation avance. Sur 169 centres de compilation, nous avons déjà fait plus de 100 centres. Il ne reste que très peu. Et puis chaque membre de la Céni fait maintenant attention, parce qu’on ne peut pas blaguer ».

Lambert Mende se félicite de la reprise des travaux de la Commission. Pour le porte-parole du gouvernement, les erreurs de jeunesse de la Céni, c’est du passé : « Maintenant, je pense qu’au plan juridique et au plan politique, la Commission vient de remettre les pendules à l’heure, avec l’appui de nos partenaires de la communauté internationale. On a besoin de cette transparence, parce que tout le monde a été victime de ces dysfonctionnements ».

L’opposition est beaucoup plus sceptique. Albert Moleka, le directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi, estime que le processus politique est à l’arrêt : « Le problème reste entier. La question est celle de savoir si la vérité des urnes, donc l’expression libre du citoyen congolais, a été respectée. Les deux élections se sont passées le même jour, donc les irrégularités concernent les deux scrutins ».

Au vu des enjeux et après les remous liés au résultat de l’élection présidentielle, le travail des observateurs internationaux sera forcément regardé de très près.

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