Afrqiue du Sud

Afrique du Sud : une bousculade à l'Université de Johannesburg fait 1 mort

Université de Johannesburg, 10 janvier 2012. La file d'attente des étudiants.
Université de Johannesburg, 10 janvier 2012. La file d'attente des étudiants. © AFP/ Stephane de Sakutin

Une femme est morte dans une bousculade le 10 janvier 2012 devant l’Université de Johannesburg, en Afrique du Sud. Dix-sept personnes ont été blessées. La bousculade s’est produite à l’ouverture des portes quand des milliers de personnes, venues s'inscrire pour l'année universitaire, ont tenté de pénétrer dans les bâtiments.

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Toute la nuit, ils étaient des milliers à faire la queue devant les bâtiments de l’Université de Johannesburg, désignée familièrement par ses initiales « UJ », dans l’espoir d’une inscription de dernière minute. Alors ce mardi matin, à l’ouverture des portes, il y a eu bousculade et une mère de famille, venue effectuer les formalités pour son fils, a été tuée.

En Afrique du Sud, les résultats de l’équivalent du baccalauréat français, le Matric, sont publiés en janvier, après les examens d’octobre. Beaucoup d’étudiants attendent d’avoir ces résultats pour s’inscrire à la faculté, et souvent, il y a plus de candidats que de places disponibles. D’autant que 8 étudiants sur 10 viennent s’inscrire sans savoir ce qu’il veulent étudier, et sans beaucoup d’informations sur les démarches à accomplir. C’est l'une des raisons de la bousculade de ce matin : l’Université de Johannesburg est l’une des seules à offrir ces inscriptions de dernière minute, et elle est régulièrement dépassée par son succès. L’université a fait part de sa tristesse, et soutient qu’en dépit des précautions prises, il a été impossible d’éviter le drame.

Le ministre de l’Education, Blade Nzimande, vient de donner une conférence de presse. Il indique que deux nouvelles universités sont en projet, l’une dans la province du Mpumalanga et l’autre dans la province du Cap septentrionnal. Il veut également mettre en place un système d’inscription centralisé, dès l’année prochaine. Mais il a reconnu que les universités sud-africaines ne pouvaient pas accueillir toutes les candidatures.

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