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Cameroun

L’écrivain camerounais Enoh Meyomesse arrêté pour la 2e fois en un an

Le Cameroun.
Le Cameroun. RFI / S. Borelva
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Enoh Meyomesse est président de l’Association nationale des écrivains camerounais et il voulait être candidat à la présidentielle d’octobre 2011 sous la bannière du Front national uni. Peu de temps après le scrutin, le 22 novembre 2011, il a été arrêté pour la seconde fois à l’aéroport de Yaoundé, à son retour de Singapour. Ecrivain et homme politique, il est sous le coup de plusieurs accusations.

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Enoh Meyomesse est président de l’Association nationale des écrivains camerounais et il voulait être candidat à la présidentielle d’octobre 2011 sous la bannière du Front national uni. Peu de temps après le scrutin, le 22 novembre 2011, il a été arrêté pour la seconde fois à l’aéroport de Yaoundé, à son retour de Singapour. Ecrivain et homme politique, il est sous le coup de plusieurs accusations.

Maître Jacques Mbumy, l'avocat de Enoh Meyomesse, met en avant les convictions politiques de Enoh Meyomesse pour expliquer cette nouvelle arrestation : « Pendant un mois, sa garde à vue est restée secrète parce que, nous a-t-il dit, de l’aéroport, il a été conduit au secrétariat d’Etat à la Défense. De là, il a été transféré à Bertoua [gendarmerie] où il arrivé vers trois heures du matin. On lui a dit que pendant qu’il n’était pas là, il y a eu un braquage. La première question qu’on lui pose donc, c’est :  où sont les armes ? Quels sont ses complices ? Forcément, on l’accuse d’avoir tenté de renverser le pouvoir en place.

Nous, nous n’avons pas un seul instant pensé que ce pour quoi on l’avait arrêté pouvait être fondé parce que c’était assez surprenant. Nous pensons tous qu’on lui cherche la petite bête et forcément, il y a quelqu’un qui ne lui voulait pas du bien.

C’était quand même, il faut l’avouer, un candidat assez virulent dans ces propos. Cela pouvait gêner certaines personnes. Et nous, nous disons aujourd’hui que ces personnes ont décidé d’en finir. Nous allons bien savoir sur quoi reposent ces accusations ».

Nicolas Martin-Granel, écrivain et critique français se préoccupe du sort de Enoh Meyomesse : « D’après ses dernières notes écrites en prison où il a pu s’exprimer, on l’accuse successivement de plusieurs choses : une tentative de coup d’Etat et puis ensuite, d’un vol à main armée.

On l’accuse d’avoir  volé de l’or, c’est assez obscur et cela ne tient pas debout. Vous pouvez craindre pour sa vie et pas seulement pour sa vie, mais pour son honneur. Tout cela paraît une fabrication, une accusation, complètement aberrante.
Le Cameroun n’est pas à ce niveau de république bananière.

Cette nouvelle affaire prouve que le Cameroun est sur une voie qui nous indigne. Je trouve que cette façon de se comporter d’abord avec les droits de l’homme les plus élémentaires et en plus avec un écrivain est complètement scandaleuse. Moi je suis chercheur en littérature africaine donc je suis fortement intéressé par ce cas ».

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