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Nigeria

Les Nigérians se préparent à une poursuite de la grève générale

Des manifestants protestent contre la suppression de la subvention au secteur énergétique à Lagos, le 13 janvier 2012. Ce week-end, Lagos a retrouvé son ébullition quotidienne.
Des manifestants protestent contre la suppression de la subvention au secteur énergétique à Lagos, le 13 janvier 2012. Ce week-end, Lagos a retrouvé son ébullition quotidienne.
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La trêve a été décrétée ce week-end du 14 et 15 janvier au Nigeria entre les centrales syndicales et le gouvernement. Les premières attendent du second qu’il revienne sur sa décision d’abandonner les subventions au secteur énergétique. Les deux principaux syndicats exigent un retour à l’ancien prix de l’essence avant toute poursuite des négociations. En attendant une solution, la grève générale pourrait reprendre ce lundi, et les Nigérians font des provisions.

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Il fallait s’y attendre. Sitôt la grève suspendue, Lagos a renoué avec son chaos légendaire. La calme et piétonne mégalopole de ces cinq derniers jours n’est qu’un vieux souvenir. Depuis ce samedi matin, les voitures ont repris le contrôle des rues. Au milieu des tourbillons de poussière portés par l’harmattan, des kilomètres d’embouteillages se forment à l’approche des stations-services. Dans les supermarchés, des dizaines de mères de familles remplissent, un, deux, voire trois caddies. En fin de matinée, les rayons étaient à moitié vides.

« Mieux vaut être prévoyant, lance une jeune femme, on ne sait pas sur quoi vont déboucher ces négociations ». « On entend parler d’un compromis, moi je n’en veux pas », répond la caissière en comptant une liasse de nairas. Jusqu'à présent, les syndicats ont réclamé que les autorités reviennent sur la suppression des subventions sur le carburant. Une première rencontre gouvernement-syndicats s'est tenue jeudi, sans succès. Mais plusieurs sources évoquent la piste d’une suppression graduelle de la mesure.

Les pourparlers devaient reprendre ce samedi 14 janvier vers 18 heures. En cas d’échec, les confédérations ont averti que la mobilisation repartirait de plus belle lundi. Le secteur pétrolier a, quant à lui, menacé de rejoindre la grève dès ce dimanche en interrompant la production de brut.

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