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LIBYE

En Libye, le Conseil national de transition de plus en plus contesté

Abdel Hafiz Ghoga a été poussé vers la sortie par des jeunes qui l'accusent «d'être un opportuniste et d'avoir fait partie du régime Kadhafi».
Abdel Hafiz Ghoga a été poussé vers la sortie par des jeunes qui l'accusent «d'être un opportuniste et d'avoir fait partie du régime Kadhafi». AFP/Abdullah Doma
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le Conseil national de transition libyen fait face à sa plus grave crise politique depuis la révolution. Une partie de la population lui reproche notamment son manque de transparence. C'est à Benghazi, berceau de la révolution, que les critiques sont les plus virulentes, son siège a été saccagé. Hier, le numéro deux du Conseil, Abdel Hafidh Ghoga a quitté ses fonctions et le leader de l’instance politique de transition, Moustapha Abdeljalil, est de plus en plus contesté.

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Un signe ne trompe pas. C'est dans un lieu tenu secret que la direction du CNT s'est réunie dans la journée. Samedi, Moustapha Abdeljalil était conspué par la foule de Benghazi des manifestants qui ont saccagé les locaux de l'institution. Le numéro un de l'instance a sans doute voulu éviter une nouvelle confrontation.

Lors de cette réunion, la loi électorale qui doit engager le processus pour l'élection de l'Assemblée constituante devait être adopté. Sur ce point, le CNT est aussi en difficulté. La direction a annoncé que l'adoption du texte était repoussée. Officiellement pour des raisons techniques : certains articles ne sont pas encore validés. Mais ce report est sans doute lié aux manifestations actuelles à Benghazi.

Rassemblements qui ont entraîné la démission à la mi-journée du vice-président du Conseil, Abdel Hafiz Ghoga. L'ex-numéro deux a été poussé vers la sortie par des jeunes qui l'accusent « d'être un opportuniste et d'avoir fait partie du régime Kadhafi ».

Ces événements n'ont pas calmé les manifestants. Quatre mille étudiants se sont réunis dans le centre de Benghazi pour exiger la libération de 11 de leurs camarades arrêtés ces derniers jours.

Le président du CNT Moustapha Abdeljalil, qui dénonce « un mouvement qui peut entraîner le pays dans un puits sans fond », est en tout cas de plus en plus contesté.

Patrick Hemzadeh, ancien diplomate français en poste à Tripoli, interrogé par RFI, déplore cette situation.

Ces jeunes n'ont pas encore une conscience politique, c'est toujours la même mentalité que celle qui prévalait sous Kadhafi.

Patrick Hemzadeh

Patrick Hemzadeh, un retour au calme paraît peu probable.

Cette contestation va se propager à tout le pays.

Patrick Hemzadeh

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