Madagascar / Afrique du Sud

La SADC tente de trouver une solution pour permettre le retour à Madagascar de Marc Ravalomanana

Marc Ravalomanana, le 17 février 2011.
Marc Ravalomanana, le 17 février 2011. Reuters / Mike Hutchings

A Pretoria, en Afrique du Sud, sous l'égide de la SADC, les différents partis malgaches tentent de trouver une sortie de crise après les événements de ce week-end. Samedi, l'avion qui devait ramener à Antananarivo l'ancien président malgache, Marc Ravalomanana, après trois ans d'exil, a dû faire demi-tour et rentrer à Johannesburg. Alors que l'article 20 de la feuille prévoit le retour « sans condition » des exilés.

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Marius Fransman, vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, a assuré que « le retour de Ravalomanana est bien sans conditions et qu'il faut maintenant régler la contradiction entre le projet d'amnistie et sa condamnation ». Marc Ravalomanana a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort d'une trentaine de manifestants, abattus par sa garde devant le palais présidentielle en février 2009. La SADC veut donc trouver une solution juridique pour permettre à Marc Ravalomanana de rentrer sans être immédiatement arrêté.

Marius Fransman, le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères et chef de la médiation, n'a pas mâché ses mots. Pour lui, la décision de Marc Ravalomanana de rentrer à Madagascar samedi dernier n'était pas la bonne. C'était prématuré.

« L'article 20 dit clairement que tous les politiques en exil, y compris l'ancien président Ravalomanana doivent rentrer sans condition. Il y a toutefois une loi et des tribunaux dans le pays et monsieur Ravalomanana a été jugé. Comment concilier ça, c'est le nœud du problème. Cela ne veut pas dire que le jugement est correct mais cela reste un jugement. Ce qui s'est passé ce week-end, c'est donc malheureux, parce que nous étions en train de mettre en place un processus légal pour une amnistie. C'était en fait irresponsable ».

A Pretoria, selon les médiateurs, il s'agit donc de négocier un processus d'amnistie et de permettre le retour de Marc Ravalomanana dans des conditions sûres. Mais Annick Rajaona, chargée des relations internationales auprès du président Rajoelina, rappelle que la feuille de route n'implique pas une « exonération des poursuites judiciaires. La feuille de route stipule le refus en tout cas de l’impunité, exercice de séparation de pouvoir dans la justice et aussi la souveraineté nationale. C’est très clair ».

Un communiqué sur l'état d'avancement des négociations doit être rendu public dans la journée de ce mercredi.

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