Madagascar

Madagascar : la bonne gouvernance en matière de pêche au coeur d'un atelier régional

La crevette, l'une des principales sources de revenus à l’exportation pour Madagascar.
La crevette, l'une des principales sources de revenus à l’exportation pour Madagascar. Jim Simmen /Getty Images

Améliorer la bonne gouvernance dans le secteur de la pêche : c’est l’objectif d’un atelier régional qui s’est tenu à Antananarivo, du 31 janvier au 2 février, rassemblant des représentants de cinq pays francophones de la zone - Madagascar, Comores, Seychelles, Maurice et Djibouti. Cette session de formation de différents acteurs du secteur, ONG et institutions, entre dans le cadre du projet « Smartfish » de l’Union européenne. Un vaste programme dont le but est d’améliorer l’exploitation durable des ressources dans 19 pays de la zone d’Afrique orientale et australe et dans l’Océan indien. Une zone à fort potentiel mais où les fruits de ces richesses halieutiques ne sont pas toujours bien répartis.

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Le projet, lancé en 2011, est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Commission de l’Océan indien. Il contient différents volets dont la bonne gouvernance. « Par gouvernance, on entend manque de participation de la société civile, manque d’effectivité de certaines politiques, manque de cohérence entre plusieurs politiques, explique Yann Yvergniaux, économiste des pêches auprès de la COI. Une des attentes qui est ressortie au cours de cet atelier, c’est que les gouvernements sont demandeurs d’un système pour mesurer la gouvernance des pêches dans leurs pays. »

Au-delà de la gouvernance, le programme « Smartfish » devrait mener des actions spécifiques au niveau sous-régional des pays de la Commission de l’Océan indien dont fait partie Madagascar. « Il va y avoir des travaux sur le commerce du poisson dans la région, on va essayer de favoriser les échanges commerciaux entre les pays de la COI, poursuit Yann Yvergniaux. Parce que c’est quelque chose qui fait défaut quand on voit que la plupart des marchés d’exportation de ces pays sont l’Union européenne, la Chine, etc, alors qu’il y a un énorme potentiel en termes d’échanges dans la région ».

La question de la surveillance et du contrôle de la pêche est aussi au cœur des enjeux du programme avec la prolifération de la piraterie dans l’Océan indien. Il s’agira donc de contribuer au renforcement des moyens matériels et juridiques pour lutter contre ce fléau.

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