Accéder au contenu principal
Afrique du Sud

Afrique du Sud : le meurtre d'une lesbienne reconnu comme crime homophobe

Défilé de la Gay Pride dans les rues d’un quartier d’affaires à Cape Town, le 6 mars 2010.
Défilé de la Gay Pride dans les rues d’un quartier d’affaires à Cape Town, le 6 mars 2010. AFP GIANLUIGI GUERCIA
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Afrique du Sud, les homosexuels sont libres de vivre comme ils l'entendent leur sexualité, la Constitution le garantit. Mais être lesbienne, dans les townships du Cap, peut signer votre arrêt de mort. En 2006 une jeune lesbienne de Kayelitsha, l’immense township du Cap, a été poignardée et lapidée. Presque 6 ans plus tard la justice sud-africaine a reconnu que Zoliswa Nkonyana avait été la victime d’un crime homophobe et haineux. C'est une première.

Publicité

Zoliswa Nkonyana vivait dans un pays qui reconnaît l’homosexualité. C’est pourtant pour cela qu’on l’a tuée. Après des années de procédure, la justice a finalement reconnu qu’il s’agissait d’un crime homophobe, d’un crime de haine. Une première que salue Zanele Muholi, une photographe reconnue, militante de la cause des lesbiennes noires d’Afrique du Sud :

« Un tel précédent qui reconnaît le meurtre d’une lesbienne noire dans une township et qui dit clairement que c’était un crime haineux et que Zoliswa a été tuée en raison de son orientation sexuelle ? Çà c’était très important ».

Loin des townships du Cap, de l’autre côté de la montagne, la vie des homosexuels sud-africains paraît loin de ces crimes homophobes : au Beefcakes, un restaurant du quartier « gay » de la ville, on s’amuse librement, les serveurs sont torse nu, un travesti fait le spectacle. La clientèle est jeune, masculine, blanche, décomplexée, mais là aussi le jugement rendu contre les assassins de Zoliswa Nkonyana trouve un écho comme l’explique Christian :

« C’est merveilleux qu’ils aient reconnu cela. Bien trop de gens ignorent que cela est un crime de haine contre les homosexuels. Alors que la cour reconnaisse cela, et qu’elle prononce une peine à la mesure de cela, je trouve cela super ».

C’est un soulagement pour la communauté homosexuelle, même si pour l’instant ce jugement reste unique en son genre, et si aujourd’hui encore bien des crimes ne finissent jamais devant les tribunaux.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.