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Mali

Mali : les rebelles du MNLA contrôlent une localité dans le Nord

Des soldats de l'armée malienne.
Des soldats de l'armée malienne. AFP/Kambou SIA
Texte par : RFI Suivre
7 mn

Les rebelles du MNLA, Mouvement national de libération de l'Azawad, ont pris le contrôle de la localité de Tinzaouatène, près de la frontière algérienne. Un point de passage important vers le désert. Les autorités maliennes ont confirmé le repli des militaires mais assurent qu'il s'agit d'un retrait stratégique. A Kidal, les forces de sécurité imposent un contrôle strict des entrées et sorties de la ville. De nombreux habitants qui cherchent à fuir les combats restent bloqués.

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Le petit poste frontalier de Tinzaouatène, n'est plus contrôlé par les militaires maliens qui ont fui en territoire algérien. Bamako assure qu'il n'y a eu ni combats et donc ni victimes, et qu'il s'agit d'un désengagement volontaire. L'une des stratégies, disent les autorités maliennes actuellement, est d'abandonner les positions isolées comme nous l'avons déjà fait à Léré ces derniers jours.

Les rebelles du MNLA assurent de leur côté détenir des prisonniers et assurent qu'au contraire les combats ont été violents et ont fait un mort au moins et plusieurs blessés.

Une chose est sûre, Tinzaouatène vient désormais s'ajouter aux villes désertées par l'armée malienne, ces dernières semaines, parmi lesquelles figurent Léré, Aguelhok, et Menaka. A la mi-journée hier des bombardements de l'armée ont été signalés dans la région d'Abeibara.

Selon certaines sources, ces raids aériens qui auraient débuté la veille déjà, auraient pour but de couper la route de Kidal aux rebelles. Kidal où les habitants se sentent pris en étau depuis plusieurs jours. Ils décrivent une ville bouclée par les forces de sécurité.

Kidal ressemble à une ville assiégée. La population vit très mal ce régime qui lui est imposé. Elle doit être libre de ses mouvements.

Ibrahim ag Tahar

Mercredi, durant quelques heures à la mi-journée, deux points de passage ont été ouverts durant quelques heures. Mais de nombreux habitants n'ont pas eu le temps ou l'autorisation de partir. Certains cherchent à le faire car ils ne sont pas de Kidal et venaient juste se ravitailler, d'autres craignent une attaque.

Bamako dément que la ville soit fermée mais précise aussi qu'il est important de ne pas faciliter la fuite des populations. Pour les autorités maliennes, les gens ne doivent pas céder à la panique.

Mais de nombreux habitants du Nord-Mali ont déjà quitté le pays pour rejoindre le Niger. Un habitant d'Andéranboukane, localité frontalière du Niger témoigne.

Les gens ont peur des bombardements, ils fuient. Il n'y a pas d'abris, pas d'eau, pas de nourriture...Il n'y a rien, la situation est vraiment critique.

Un habitant d'Andéranboukane près de la frontière du Niger

Des Maliens franchissent aussi la frontière mauritanienne pour y trouver refuge. Ils sont désormais regroupés dans le camp d'accueil de Fassala. Jamal Abdelnasser de l'Association de recherche pour le développement en Mauritanie s'occupe notamment du recensement des nouveaux arrivants. Il est inquiet.

On manque de tout ici. Les conditions sont très difficiles, on craint une catastrophe.

Jamal Abdelnasser

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