Accéder au contenu principal
Côte d'Ivoire

Alassane Ouattara ou la tentation de l'hyperprésidence en Côte d'Ivoire

Abidjan, 14 mars 2012. Le président ivoirien Alassane Ouattara , avant le Conseil des ministres.
Abidjan, 14 mars 2012. Le président ivoirien Alassane Ouattara , avant le Conseil des ministres. © AFP/Sia Kambou
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Attendue depuis plusieurs mois, la nomination d’un nouveau Premier ministre en Côte d’Ivoire ce 13 mars, suivie le même jour de la reconduction de la totalité des membres du gouvernement précédent, repose la question de la manière avec laquelle le président Alassane Ouattara dirige le pays. Il y a quatre jours, le chef de l'État ivoirien a réussi à faire élire le chef de l'ex-rébellion - et son ex-Premier ministre - Guillaume Soro à la présidence de la nouvelle Assemblée nationale.

Publicité

Pourquoi changer une équipe qui marque des points sur le front des urgences ?

Lors du premier Conseil des ministres du gouvernement Jeannot Ahoussou-Kouadio ce 14 mars, Alassane Ouattara a parlé de « l’important travail accompli en si peu de temps » pour expliquer le statu quo.

Evoqué dans les premiers mois de son arrivée au pouvoir, le terme d’hyperprésident resurgit, employé plutôt par l’opposition. Le maintien d’un nombre élevé de ministres est critiqué : une quarantaine en comptant ceux qui sont attachés à la présidence.

L’ex-président de l’Assemblée nationale, Mamadou Coulibaly, rappelle que le numéro un ivoirien avait dit, pendant sa campagne, que la Côte d’Ivoire n’avait pas besoin d’un gouvernement pléthorique, indiquant que « c’est la première fois qu’un président de la République nomme son frère ministre chargé des Affaires présidentielles ».

Tené Birahima Ouattara était déjà aux côtés de son grand frère comme directeur des affaires administratives et financières. Mais son titre actuel fait craindre une hyperprésidence exercée en famille.

En revanche, Mamadou Coulibaly reconnaît que c’est la faute du régime présidentiel inscrit dans la Constitution ivoirienne. Le secrétaire général à l’intérim du Rassemblement des républicains (RDR), le parti présidentiel, fait le même constat. Selon Amadou Soumahoro, le président Ouattara « ne fait que se conformer à l’esprit et à la lettre de la Constitution ».
 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.