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Burkina Faso

Burkina Faso: la ville de Dori sous tension

Texte par : RFI Suivre
2 mn

Suite à de graves incidents, un couvre-feu a été décrété depuis 48 heures dans la ville de Dori, située à 200 km de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Une situation qui a comme détonateur un mouvement de jeunes qui demandaient à être embauchés dans les mines. Des maisons ont été incendiées, et plusieurs arrestations ont été opérées.

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Le mouvement de colère a commencé lundi dernier. Des jeunes ont d’abord bloqué les entrées de la ville de Dori pour empêcher le passage des véhicules de la compagnie canadienne Iamgold, qui exploite dans la région la mine d’or d'Essakane, la plus importante du pays.

Ces jeunes exigent plus de recrutements d’ouvriers et de cadres de la région. Le mouvement a dégénéré  au soir de mardi 20 mars avec l’arrivée des renforts des CRS et des gendarmes, venus de Ouagadougou. Pour disperser les manifestants, ceux-ci ont fait usage de gaz lacrymogènes, avec comme réponse des jets de pierres.

La nuit de mardi à mercredi a donc été agitée, avec des courses-poursuites, entre forces de l’ordre et manifestants, à travers les rues de la ville. Le sommeil des habitants a été fortement troublé par des détonations. Bilan : des blessés de part et d’autre, de nombreux jeunes interpellés, des maisons incendiées.

La tension était encore vive toute la journée d’hier mercredi à Dori. Dori, qui avait des allures d’une ville morte, avec magasins, marchés et services fermés.

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